136 postes menacés chez Rieter

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

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L’entreprise qui fabrique des systèmes d’isolation de poids lourds est en grande difficulté. Les trois quarts du personnel sont menacés de licenciement.
Régis Lefèvre | 07.11.2008, 07h00
 
LES DIFFICULTÉS rencontrées par le marché automobile n’ont pas fini de faire des victimes. Le Compiégnois est déjà sérieusement touché. Après Continental à Clairoix, Lajous à Compiègne et Saint-Gobain à Thourotte, voilà que la menace gronde à Rémy, au sud de Compiègne. L’entreprise Rieter y est implantée depuis de nombreuses années.
Depuis hier, 136 emplois y sont menacés.

Dans la zone d’activités de ce village du canton d’Estrées-Saint-Denis, cette usine fabrique des systèmes d’isolation entrant dans la composition des garnissages de poids lourds. Le groupe tend vers une réorganisation de son activité dans l’Oise, et plus précisément sur le site d’Ons-en-Bray, dans le canton d’Auneuil, près du Beauvaisis.

Les syndicats mobilisés

« Si nous devions nous rendre là-bas pour travailler, cela nous ferait 160 km par jour à parcourir, ce qui n’est pas gratuit, loin de là, vu la crise pétrolière, lance un employé du site de Rémy. Mais, ce qui est plus grave, c’est qu’à Ons-en-Bray, il y a déjà 200 salariés. Nous, à Rémy, nous sommes actuellement 185 et, si demain 136 d’entre nous étaient appelés à partir ailleurs, je pense qu’il y aurait forcément des licenciements secs. » Est-ce qu’une activité serait maintenue à Rémy en cas de délocalisation du site ? Pas sûr…

En un mot, ce que la direction appelle, en toute discrétion, une « réorganisation », est immédiatement interprété par les salariés sous le vocable de « plan social ». « Pour l’instant, il est encore trop tôt pour évoquer les mesures qui pourront être prises, assure-t-on au niveau de la direction, mais si le pire devait arriver, nous ferions tout pour sauvegarder l’emploi à Rémy », précise-t-on au sein de la direction.

Apriori, les dirigeants de Rieter Rémy seraient allés plus loin dans leur démarche, à l’issue d’une réunion du comité central d’entreprise. En fin d’après-midi, ils parlaient déjà de « mesures d’accompagnement », ce qui n’est jamais bon sur le plan social, avec, à la clé, des possibilités de reclassement ou de transferts de postes. Les syndicats, pour l’heure, n’appellent à aucun mouvement social. Ils restent même discrets sur ce qui se trame au sein de leur entreprise, s’appuyant uniquement sur un chiffre qui vient de leur être transmis : 20 %. C’est celui de la baisse d’activité du groupe Rieter au cours du dernier exercice budgétaire.

 

Le Parisien

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Publié dans lu dans la presse

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