Travail décent: mobilisation dans la rue sur fond de crise financière

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

 

 

Six syndicats ont couplé mardi la première "Journée mondiale sur le travail décent" à des dizaines de défilés en France sur des thèmes prioritaires comme l'emploi et les salaires, sur fond d'une inquiétude exacerbée par la crise financière et la hausse du chômage.

Pour cette journée, la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l'Unsa ont privilégié les manifestations plutôt qu'un appel national à une grève, jugée trop pénalisante pour le pouvoir d'achat en ces temps difficiles.

Selon la CGT, 87 défilés étaient organisés en France, dont un à Paris à partir de 15H30 d'Alma-Marceau au Trocadéro, où devait se tenir un rassemblement international, en présence notamment des secrétaires généraux de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la Confédération européenne des syndicats (CES), Guy Ryder et John Monks.

FO et la CFTC ne participent pas à ces actions nationales, refusant d'inclure des revendications nationales sur une journée de solidarité internationale. Elles seront toutefois au Trocadéro.

Cette journée mondiale d'action, décidée en 2006, a pris une résonnance particulière avec la crise financière et la hausse forte du chômage en août en France (+2,2% par rapport à juillet) alimenté par de nombreux plans sociaux, notamment dans l'automobile et la banque.

"Nous sommes dans une crise mondiale et lors de cette journée de mobilisation, l'objet de tous les syndicats du monde, c'est de remettre du social au centre des décisions politiques et des mécaniques économiques", a déclaré le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

"Cette journée d'action a été décidée depuis un an, et dans quasiment tous les pays du monde il y aura des rassemblements", a souligné son homologue de la CFDT François Chérèque. Mais "ce n'est pas une journée de grève: on n'est pas dans une démarche de blocage de l'économie, ça ne serait pas le moment", a-t-il ajouté en appelant à "l'unité nationale" face "aux difficultés sociales".

A Marseille, de 3.000 (police) à 20.000 personnes (organisateurs) ont manifesté dans la matinée. "La seule façon de moraliser le capitalisme c'est d'y mettre fin", indiquait une banderole.

A Auch, des tracts du Nouveau parti anti-capitaliste (NPA) ironisaient: "T'as pas 100 milliards? C'est pour terminer le mois". A Rennes (1.000 manifestants selon les syndicats), le monde des affaires était également visé: "Même en dormant tu t'enrichis, fainéant".

A Lyon, où 4.500 (organisateurs) à 2.600 personnes (police) ont défilé, les banderoles portaient notamment sur l'avenir des services publics. "Krach dans l'éducation, injectez d'urgence 4 milliards" ou "Touche pas à ma Poste", pouvait-on lire dans le cortège.

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Publié dans lu dans la presse

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