ENFOUISSEMENT DES DECHETS NUCLEAIRES : DANGER !

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

 Proposition de motion proposée par GAUCHE ALTERNATIVE 54

 

 


- Parce qu’en décembre nous avons inscrit dans notre texte politique que nous voulions rassembler « la gauche de transformation sociale et écologique »
- Parce qu’ainsi, pour laisser aux futures générations un monde un peu moins moche qu’il ne l’est aujourd’hui, nous devons soutenir les démarches qui vont dans ce sens.
- Parce que celle qui consiste à lutter contre l’industrie nucléaire est de celles-là. Nous devons participer au débat sur les énergies, et celle issue du nucléaire en particulier.

« Le sujet de l’énergie » doit nous permettre, à la fois, de promouvoir une énergie propre avec un minimum de déchets nocifs et la création de milliers d’emplois … transformation sociale et écologique !

Les milliers d’emplois aujourd’hui, ce sont les Allemands et les Danois qui les ont développés en fabriquant, entre autres, les éoliennes que nos communes s’arrachent actuellement. Ainsi, pour l’ensemble de la filière des « énergies renouvelables », depuis la fin des années 1990, il y a eu 240 000 créations de postes dans ces 2 pays (sur 200 000 initialement prévues).

En France, en ce qui concerne cette filière, et en référence aux expériences étrangères, l’éolien fournirait à lui seul 40 000 emplois en 2010, plus de 100 000 en 2030 et plus de 200 000 en 2050. Le photovoltaïque fournirait respectivement 25 000, 40 000 et 150 000, même en tenant compte des gains de productivité prévisibles dans les usines de fabrication. Ce type de production offrirait une très grande diversité en termes de niveau de connaissance, de qualification et de contenu d’activité, autant d’éléments de solidarité et de complémentarité propres à renforcer la cohésion sociale.

La boucle est bouclée : on aurait ainsi travaillé au mieux être des citoyens, au développement de l’emploi et à une démarche pour un monde sans déchets nucléaires

Car voilà le problème essentiel de cet été … souvenez vous : après Le Tricastin (Drôme) le 23 juillet, on a appris les incidents de Romans sur Isère, de Bolène, de Pierrelatte. Et, en fouillant, on apprend que nos voisins Européens ne sont pas en reste ; Fleurus en Belgique ces derniers jours d’août, et, d’après Greenpeace, VandelosII en Espagne également en août, ou les pollutions de la nappe phréatique en dessous d’Asse en Allemagne, et en Autriche, en Ukraine, en Slovénie … bref, personne n’ose plus affirmer que le nucléaire est sans danger.

Personne … sauf l’ANDRA !

Cette entreprise a lancé une grande offensive au début de l’été. 3115 communes réparties sur 20 départements « disposant d’un sous-sol argileux » ont reçu une offre pour enfouir des « déchets radioactifs de faible activité à vie longue » des FA-VL ! Ces déchets sonnants et trébuchants (sic) seraient enterrés (entre 50 et 200 mètres) de manière irréversible à partir de 2019, le temps des formalités d’usage ! Les régions les plus sollicitées par l’ANDRA sont le sud ouest (le Lot en particulier) et les 4 départements de Lorraine, la région Champagne Ardennes, le Nord, l’Eure, l’Indre …

Nous ne pouvons laisser faire d’autant que la loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire n’est pas respectée. Le public doit avoir une information fiable et accessible. L’Etat doit expliquer les risques liés aux activités nucléaires et leur impact sur la santé et la sécurité des personnes. C’est à nous de faire en sorte que ces essais ne soient pas transformés ; les déchets doivent rester sur place, dans les centrales, et plutôt que de tenter de les enfouir, il faut arrêter d’en produire !

La santé publique ne peut se jouer sur une offre financière, à l’insu des populations, durant l’été !

C’est pourquoi, considérant que nous sommes encore dans un état de droit, la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires :

- apporte son soutien aux militants du réseau « sortir du nucléaire » et à ceux qui luttent contre l’enfouissement.
- exige que le gouvernement, via son Ministère de l’environnement et du développement durable, mette tout en œuvre pour informer les populations de la démarche entamée cet été par l’ANDRA.
- exige que ce même gouvernement face le jour sur les agissements de la Cogema dans les pays tiers, spécifiquement sur les risques et les conditions de travail subies par la main d’œuvre locale.

La CNCU demande également que ledit ministère fasse un bilan exhaustif de tous les incidents qui ont émaillé l’environnement immédiat des centrales Françaises et en publie très clairement les résultats rapidement. Enfin, la CNCU demande une étude épidémiologique indépendante pour établir un bilan de Santé Publique des populations qui vivent autour des centrales et des centres d’enfouissement.

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