Confédération paysanne : Communiqué de presse

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

Maïs OGM Mon 810 de Lafrançaise (82) : Les parcelles broyées avant le résultat des analyses demandées par la justice.

Les Syndicats, associations et collectifs prennent acte du broyage effectué dans la soirée du 15 juillet sur les parcelles semées en maïs OGM Mon 810 interdit et peut-être d’autres par des engins agricoles de forte puissance. Les services du SRPV Midi Pyrénées, prévenus par la gendarmerie, ont diligenté 2 fonctionnaires sur les lieux cet après-midi pour établir un constat.


Plusieurs questions méritent d’être posées :


Pourquoi tant d’empressement à détruire ces éléments de preuve ? A qui profite le crime ou la provocation ? Au-delà de l’implication de l’agriculteur concerné qui devient petit à petit le lampiste de l’affaire, ces actes montrent la volonté délibérée des lobbies locaux d’agir en coulisse.


Les Syndicats, associations et collectifs sont surprises de constater que des responsables agricoles départementaux faisant partie de ceux qui ont le plus défendu les OGM et protesté contre le moratoire sur le maïs OGM Mon 810 aient pu participer à la destruction des parcelles avant que la preuve définitive de leur caractère illégal ait été apportée. Elles interpelleront fermement le Procureur de la République afin que toute la lumière soit faite sur ces destructions.


Aujourd’hui ou demain viendront les résultats des deux séries de prélèvements effectués et les associations, syndicats et collectifs sont impatients des suites qui doivent être données à cette affaire par les services de l’Etat et le justice.


Ils réaffirment leur détermination à continuer la biovigilance citoyenne car passée la période de floraison et des contaminations, la question reste entière de la traçabilité des récoltes.


Pour eux, l’Etat doit être le garant de la mise en œuvre des moyens réellement suffisants au service des SRPV pour permettre de pouvoir produire et consommer sans OGM.

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