La vérité sur le futur du PS...c'est eux qui le disent !
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Valls veut tout changer au PS, jusqu'à son nom.
Le députémaire d'Évry publie un livre la semaine prochaine où il invite les socialistes à construire une nouvelle force politique.
Manuel Valls «aime la gauche», mais il aime aussi mettre les pieds dans le plat. En publiant Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche, un livre d'entretiens avec son ami journaliste au Nouvel Observateur Claude Askolovitch, à paraître la semaine prochaine, le député maire d'Évry veut «tout remettre en cause», jusqu'au nom de son parti : «Parti socialiste, c'est daté. Ça ne signifie plus rien. Le socialisme, ça a été une merveilleuse idée, une splendide utopie. Mais c'était une utopie inventée contre le capitalisme du XIXe siècle !»
Dans ce parti, où il s'ennuie «comme les autres», Valls estime que le prochain leader du PS devrait «tout abattre pour tout reprendre» : «Nous devons écrire un programme fondamental comme les sociaux-démocrates allemands. On doit entrer dans les détails. Il n'y a pas un champ qui ne doit être labouré, il n'y a pas un mur qui ne doit être attaqué. On doit reprendre le travail intellectuel et politique de zéro. Il faut construire une nouvelle force politique comme Tony Blair l'a fait avec le New Labour.»
Son constat est d'évidence : «Le terrain de jeu (les françaises et les français aimeraient bien jouer eux aussi) a changé, nos vieilles batailles n'ont plus de sens», dit-il en pointant le contexte de globalisation, le vieillissement de la population, etc.
Par exemple, Valls assume la nécessité d'un allongement de la durée de cotisation pour «sauver» le système de retraites. L'ancien conseiller en communication de Lionel Jospin voudrait aussi revoir les relations de la gauche avec le monde de l'entreprise. Il s'interroge aussi sur la notion de progrès et regrette la «pente antinucléaire qu'a épousée une partie du PS» ou «les fatwas anti-OGM».
Sur ces sujets, Valls plaide pour une approche plus nuancée. Mais le député maire d'Évry porte un regard pessimiste sur son parti. «Si on reprend les anciens, on n'y arrivera pas», estime-t-il. S'il soutient plutôt Ségolène Royal, il n'épargne pas l'ancienne candidate à l'Élysée. «Elle n'est plus cette nouveauté absolue qui aurait pu, d'un coup, du passé faire table rase. C'était un one shot. C'est raté.»
Manuel Valls est aussi interrogé sur ses rapports avec Nicolas Sarkozy, qui visiblement le fascine, parce qu'il a su «réidentifier la droite». Valls veut «réidentifier la gauche».