Red Bull : gare à la fraude
Depuis le 1er avril, les Français peuvent acheter la
fameuse boisson énergisante Red Bull, jusque là
interdite dans notre pays. Conformément à la législation,
la version française de ce produit ne contient pas de taurine - dont une seule canette renferme 500 fois la
dose journalière apportée par l'alimentation ! -
mais un autre acide aminé, l'arginine.
Si le contenu ne pose donc plus de problème sanitaire,
le contenant lui, ressemble en tout point au fameux
Red Bull. Seule différence, la mention : " à base d'arginine et
de caféine.
Un procédé marketing qui agace les responsables de
l'Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments
(AFSSA).
" L'utilisation du même nom pour deux produits
différents dont l'un est encore interdit en France est
de nature à confondre le consommateur ", précise
l'AFSSA. D'ailleurs dans le dossier d'autorisation de
commercialisation adressé en 2007 à la Direction générale de la concurrence et de la répression des
fraudes (DGCCRF), la société proposait de vendre le
produit sous le nom de " Bullit ".
Cherchezl'erreur… C'est une victoire à la Pyrrhus pour Dietrich Mateschitz,
le fondateur de Red Bull qui depuis 1994 mène un
véritable bras de fer avec les autorités sanitaires
françaises. Avec ce tour de passe-passe, le groupe
autrichien s'attire les foudres de la DGCCRF.
Celle-ci aurait selon certaines sources, lancé une
enquête pour déterminer si l'entreprise cherche à
tromper le consommateur.
A la DGCCRF pourtant, le service Communication se refuse
à toute confirmation… Ce service appelle toutefois les consommateurs à la
vigilance. " Ils doivent bien lire l'étiquetage du
produit " au cas où des produits interdits en France y
seraient illégalement introduits. L'offensive marketing
du groupe autrichien pour sa part ne faiblit pas.
Un véritable escadron de voitures aux couleurs de la
marque sillonne actuellement les rues de Paris.
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