Compte-rendu de la réunion du secrétariat du 4 avril 2008
Pour les semaines à venir, tous les vendredis 18h30, 40 rue de Malte 75011 Paris.
• Le local est en cours d’aménagement.
• Pour la mise en œuvre du budget, nous avons eu des demandes précises : les chèques doivent être libellés à :
Association nationale de la coordination des collectifs unitaires 74 rue Nationale, 60800 Crépy-en-Valois (c’est l’adresse du siège officiel)
Votation citoyenne : Fernanda Marrucchelli assurera la présence dans le collectif national.
Lycées : nous devons participer à la construction de la mobilisation : informations, coordinations entre les animateurs et animatrices locaux, liens régionaux pour ce qui concerne l’Ile-de-France.
OGM : Nathalie Ovion va reprendre la présence dans l’Altergrenelle ; mais il faut une prise en charge de l’actualité sur les mobilisations anti-OGM. Par quelqu’un-e ayant du temps ou ayant déjà participé, et qui a toutes les informations à ce sujet.
Afghanistan : réunion unitaire du 10/04 à la Bourse du travail pour le retrait des troupes : Norman + Laurent Lévy. Faire rapidement un communiqué de presse.
Tibet : communiqué de presse.
Européennes : Mise en application des motions. Invitations, pour ce qui concerne la question d’élections et de liste en 2009, aux organisations politiques au sens strict ; mais lettre d’information aux associations et syndicats. Un texte est réalisé par Yves Salesse (voir plus bas).
Droit d’accès aux soins, Code du travail : Le suivi de ces deux domaines de mobilisation a donné lieu à des courriers particuliers et de publications sur le site
1) Le compte rendu
a) Rappeler dans le compte rendu les amendements rejetés
b) Déroulement de la coordination
Pour pallier les dysfonctionnements remarqués lors de la dernière coordination (confusion entre "observateur-rices" et "délégué-es", amendements votés après seule lecture, etc.), la prochaine réunion du secrétariat mettra en place un groupe de travail pour proposer des règles de déroulement.
2) Les motions
Dans le compte rendu, elles seront publiées avec les amendements proposés et refusés (avec 2 ou 3 voix.
a) États généraux
Est à rédiger un "mode d’emploi" proposant des pistes pour organiser au niveau local les Etats généraux. Cela sera fait à partir des interventions faites pendant la coordination et les documents que nous recevons des collectifs locaux.
Deux informations supplémentaires : des expériences pratiques en cours, notamment celle de Marseille, seront diffusées dès que connues. Une réunion devrait avoir lieu, dans la semaine, avec diverses composantes, dont les communistes unitaires afin de discuter d’une initiative qui rende visible une étape vers les Etats généraux de la gauche de transformation sociale et écologique.
b) Européennes
Yves Salesse rédige l’"appel" à une liste unitaire à toutes les forces du "Non". Ce même courrier sera envoyé pour information aussi à Attac, les forces syndicales et associatives du collectif "pour une autre Europe".
Présent-es : Emmanuel Chanial, Pierre Cours Salies, Micheline Coutelan, Norman Gamboa, Pierre Laporte, Jonathan Legay, Laurent Lévy, Fernanda Marrucchell, Nathalie Ovion.
La coordination nationale a adopté deux motions sur l’Europe. Je résume ici la présentation que j’avais faite de notre intervention dans ce domaine. Au nom des collectifs, j’avais proposé à nos partenaires de la campagne contre le traité de Lisbonne que nous poursuivions l’activité commune avec deux échéances proches : la présidence française et les élections au Parlement européen. Nous avons tenu deux réunions qui indiquent déjà que les deux échéances ne peuvent être traitées dans le même cadre.
1) Un nouveau collectif "pour une autre Europe"
Lors de la deuxième réunion (27 mars) étaient présents : PC, LCR, collectifs anti-libéraux (c’était avant la coordination), Alterekolo, Alternatifs, MARS, PCOF, Solidaires, ATTAC, Cedetim, Copernic, Euro marches, Réseau féministe Ruptures, IPAM, Cactus la gauche, MAG. Observateurs : FSU, CGT Finances, Amis de la Terre. Excusés : LDH, UNEF. Repartie : la CGC qui s’était trompée de salle.
Plusieurs idées ont été largement partagées. En premier lieu, la nécessité de ne plus se contenter de réagir aux offensives libérales européennes ; d’où l’idée de se doter d’un cadre permanent pour suivre l’actualité, informer, discuter les actions possibles et poursuivre la réflexion sur les propositions alternatives. En second lieu, l’intérêt d’élargir la participation à ce cadre. Le collectif du 29 mai a vécu et nous devons tenter de travailler avec des forces, notamment associatives et syndicales, auxquelles nous ne demandons pas d’assumer les prises de position de l’ex-collectif.
Un tel cadre devrait faciliter la concertation et l’extension européennes des actions par l’utilisation des différents relais et réseaux européens des organisations participantes. Cela dit, les possibilités d’élargissement ne sont pas illimitées. Il sera indispensable d’examiner soigneusement cet aspect au plan local où l’élargissement peut être plus facile que nationalement. Les organisations venues en observateurs, Solidaires et ATTAC ont précisé qu’elle ne sauraient participer à un cadre électoral à l’occasion des prochaines élection au parlement européen. Un court texte définissant le nouveau collectif sera examiné mardi 8 avril.
Lors de cette réunion la perspective d’une campagne commune à l’occasion de la présidence française de l’UE sera également discutée à nouveau. Elle n’aura pas pour vocation de doubler les initiatives déjà prises : FSE, contre-sommet sur l’immigration, etc. Des premiers échanges, il ressort que le thème le plus mobilisateur pour mener une campagne de masse et chercher à lui donner une dimension européenne serait "l’Europe sociale contre l’Europe des marchés financiers". Il faudrait décliner ce thème en quelques propositions concrètes. J’ai trouvé que les principales forces politiques ne faisaient pas preuve d’un très grand enthousiasme pour une campagne commune. Il est nécessaire que les collectifs prennent en charge cette proposition unitaire. La présidence française débutera le 1er juillet prochain. La campagne devrait donc commencer en mai.
2) Des listes unitaires aux élections européennes
Cette proposition est moins large que la précédente. Si nous voulons des listes capables de défendre "une autre Europe" et une critique de l’actuelle construction européenne sans cacophonie, l’accord politique doit être plus poussé. Il s’agit en gros des forces qui se sont retrouvées dans l’appel des 200 pour le Non de gauche au TCE.
Leur cohésion sur la question européenne va plus loin que cet appel. Presque tout l’arc des ces forces avait élaboré la note Copernic Europe : une alternative (2003), dont les propositions on été actualisées dans celle intitulée Propositions pour des politiques alternatives (2006). On peut sans doute considérer comme faisant aussi en gros consensus les documents publiés par les ATTAC d’Europe, même s’ils n’ont pas été élaborés dans les mêmes conditions. On sait que le sujet de désaccord majeur sur la question européenne porte sur le système institutionnel à proposer et (c’est lié) un éventuel processus constituant (par opposition à une négociation intergouvernementale). Il y avait toutefois accord sur la nécessité d’un nouveau socle remplaçant les traités existants adopté par référendum à la suite d’un débat approfondi impliquant les citoyens. Cette divergence ne justifie pas des listes séparées.
L’enthousiasme manifesté de prime abord pour les listes unitaires par les principaux partenaires potentiels a été faible. Il faut faire connaître notre proposition. L’exécutif doit envoyer la motion adoptée par la coordination et proposer des rencontres bilatérales, formule plus propice à la discussion, dans un premier temps, qu’une réunion unitaire. Nous savons que ce sera l’objet d’une bataille que nous devons mener dès maintenant du local au national. En même temps, nos partenaires doivent savoir qu’un refus de l’unité ne nous conduirait pas à être absent de cette élection qui sera une échéance politique importante.
La représentation française au parlement européen se compose aujourd’hui ainsi : 31 PS, 17 UMP, 11 UDF, 7 FN, 6 Verts, 3 MPF, 2 PC, 1 PC réunionnais. Si l’unité ne se fait pas, il risque de n’y avoir plus un seul député européen du Non de gauche. Le scrutin proportionnel par grande région doit inciter au regroupement. Nous proposons un accord national pour une campagne unifiée. Sans attendre nous mettons cette proposition en débat avec touts les forces nationales et locales de la gauche du NON.