Ils déposent une liste symbolique pour les sans-papiers
A.D. | Le Parisien | 22.02.2008 | 07h00
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UNE SEPTIEME LISTE pour les élections municipales de Beauvais a été déposée hier dans la dernière heure légale à la préfecture. Mais c’est la plus inattendue de toutes ! Nommée Solidarité Migrants, cette liste de 45 noms comprend environ un tiers de personnes sans papiers, un tiers d’étrangers aujourd’hui en situation régulière et un tiers de citoyens français « qui ont, eux, injustement le droit d’être candidats ».
«C’est une liste symbolique car elle est irrecevable, ne cache pas Jean-Michel Bavard, le porte-parole du collectif Solidarité Migrants. Mais elle pose un problème de fond : celui de nos amis sans papiers bien sûr, mais au-delà celui des gens qu’on prive de logement, de travail ou d’accès aux soins, qui sont eux aussi exclus de notre société. »
Toujours symboliquement, la liste comporte 28 femmes, soit une proportion de 62 %.
« Nous avions lancé un appel aux candidatures sur Internet, nous avons dû refuser du monde », explique Jean-Michel Bavard. Le militant est en neuvième position sur la liste. « C’est Nelly Kalukemba, coiffeuse de 38 ans, qui est tête de liste, explique-t-il.
Car, depuis des années, elle et ses deux filles font l’objet de l’arbitrage injuste de la préfecture.
Claudio Silva Varela, en deuxième position, est sorti samedi de trente-deux jours de rétention au Mesnil-Amelot. »
«C’est une liste symbolique car elle est irrecevable, ne cache pas Jean-Michel Bavard, le porte-parole du collectif Solidarité Migrants. Mais elle pose un problème de fond : celui de nos amis sans papiers bien sûr, mais au-delà celui des gens qu’on prive de logement, de travail ou d’accès aux soins, qui sont eux aussi exclus de notre société. »
Toujours symboliquement, la liste comporte 28 femmes, soit une proportion de 62 %.
« Nous avions lancé un appel aux candidatures sur Internet, nous avons dû refuser du monde », explique Jean-Michel Bavard. Le militant est en neuvième position sur la liste. « C’est Nelly Kalukemba, coiffeuse de 38 ans, qui est tête de liste, explique-t-il.
Car, depuis des années, elle et ses deux filles font l’objet de l’arbitrage injuste de la préfecture.
Claudio Silva Varela, en deuxième position, est sorti samedi de trente-deux jours de rétention au Mesnil-Amelot. »
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