à propos des municipales...
C’EST avec une équipe largement remaniée que Laurence Rossignol, tête de liste de la gauche unie, veut tenter de déloger Philippe Marini, sénateur UMP, de son fauteuil de maire.
Arnaud Caron, élu des Verts parti s’exiler à Creil où il pourrait rejoindre Gilles Seguin, laisse la place à Frédéric Pysson. Ce travailleur social de 38 ans, secrétaire de la section des Verts, sera en deuxième position sur la liste « de rassemblement de l’ensemble des forces de gauche », assure une Laurence Rossignol, décidée à « ne pas reproduire les erreurs de 2001 ». Jean-Marc Iskin, leader local de Lutte ouvrière, apparaît en huitième position, et est censé apporter les voix de l’extrême gauche. En matière de parité et de minorité visible, c’est Théodora Goma-Ballou, jeune juriste de 31 ans originaire du quartier de la Victoire, qui a été choisie.
Annoncé partant, Olivier Koval a finalement choisi de rempiler en position d’éligible, tout comme Michel Fumagalli et Solange Dumay, élue d’opposition depuis plus de vingt ans.
« C’est une liste de gens représentatifs de la vraie vie et de la vraie ville », explique Laurence Rossignol qui veut faire de l’échéance municipale « un acte de résistance face à la droite ». Elle ajoute : « A ce référendum de ratification de la politique présidentielle dont Philippe Marini est parfaitement représentatif, nous voterons non. » Les grandes lignes de son projet municipal tiennent en quatre engagements : « Plus de transparence en matière de gestion municipale, plus d’écologie avec plus de transports gratuits et propres, plus d’égalité entre tous les citoyens dans tous les quartiers et plus de solidarité, matière dans laquelle nous avons beaucoup à faire. » Côté grands projets, le troisième pont urbain de la rue du Port-à-Bateaux ne figure pas dans le programme de la candidate de gauche.