Un tournesol les fait s'asseoir par terre

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

Créé le 27.08.09 à 07h06 | Mis à jour le 27.08.09 à 07h06 
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Ils étaient attendus.

Après plus d'un an de répit, les faucheurs volontaires ont ressorti hier après-midi leurs banderoles lors d'un sit-in à Montech devant la station de recherches sur le tournesol du semencier Pioneer, dont l'entrée était gardée par un cordon de gendarmes.. Venus de l'Indre, du Finistère ou encore de l'Aveyron, les militants voulaient dénoncer la commercialisation d'ici à l'année prochaine d'une variété de tournesol, « des OGM qui ne disent pas leurs noms », selon Michel Metz du collectif anti-OGM de Haute-Garonne.

Obtenus selon une technique différente des maïs et autres sojas transgéniques, ces semences ne sont pour l'instant pas répertoriées comme génétiquement modifiées.

Et pour Jean-Baptiste Libouban, à l'origine du mouvement, « c'est la deuxième phase de notre combat, car aujourd'hui les firmes produisent des OGM cachés dont on ne sait pas du tout les conséquences sanitaires », a-t-il insisté aux portes de ce site perdu au milieu des champs.

Car, pour l'heure, ces cultures contestées ne sont plus autorisées sur le territoire français. Le maïs MON 810 est toujours sous le coup d'un moratoire. Les militants demandent le même traitement pour cette variété de tournesol
.

Mais pour le semencier « ce ne sont pas des OGM mais des recherches traditionnelles avec différentes techniques », argue Jean Donnenwirth, directeur juridique chez Pioneer pour l'Europe de l'Ouest. Ce dernier voit dans l'action des faucheurs « une tempête dans un verre d'eau pour redonner vie à un débat et remobiliser ses troupes
». Celles-ci comptaient bien camper jusqu'à l'obtention d'un rendez-vous au ministère de l'écologie pour évoquer le sujet.

Béatrice Colin
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Publié dans lu dans la presse

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