Rencontres unitaires, avancées, questions, tâches précisées

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

 

Les délégations de la Fédération qui ont rencontré le NPA (6 juillet) et le PCF (10 juillet) doivent en restituer les discussions et les éléments d’éclairage utiles. Cela a été souhaité, de plus, lors de la discussion du mardi 7 juillet (voir c.r. de cette réunion de mise en train du CAN). Nous faisons donc  ce rapport d’étape, sans attendre la tenue de la rencontre avec Gauche unitaire, qui ne nous a pour le moment pas répondu, ni la date de la rencontre décidée entre le PG et la Fédération, ni celle entre les Verts et le Fédération. Nous ne sommes pas certains, au vu du calendrier, que  toutes puissent être tenues en juillet.

 

Rappelons le mandat fixé à l’exécutif de la Fédération

 

Extrait du texte adopté lors de la réunion nationale de la Fédération du 14 juin:

 « Nous nous adressons à toutes les personnes et à toutes les forces sociales qui partagent ces objectifs. Au NPA, au PCF, au PG, à tous leurs militant-e-s comme aux écologistes opposé-e-s au libéralisme, aux associations solidaires, altermondialistes, progressistes, nous lançons cet appel : construisons l’alternative sociale et écologiste, féministe et antiraciste. Pour ne pas subir les crises, ensemble créons les conditions d’une dynamique politique. Construisons immédiatement un cadre commun de mobilisation politique, autour de ce qui nous rassemble, dans les mobilisations comme dans les élections Abordons ainsi les prochaines élections régionales (voir la Déclaration adoptée le 14 juin). Donnons-nous les moyens de changer les rapports de force tout en débattant de la nécessaire transformation sociale et écologique ».

 

Dans le courrier adressé aux différentes forces politiques, nous avons indiqué :

« Nous souhaitons vous rencontrer afin de discuter de la situation et de nos responsabilités communes à moyen terme : quelles propositions pouvons-nous promouvoir, en lien avec les mouvements de mobilisation ?

Quelles perspectives nous donnons-nous pour les prochaines régionales ?

Nous sommes attentifs à pouvoir tenir cette rencontre dans un délai rapproché. »

 

Nous y avions joint le texte adopté le 14 juin (voir document complet sur le site) au sujet des élections régionales. Extrait :

« Nous voulons contribuer à ce que s’exprime dans la société, dans les urnes et jusque dans les institutions une alternative politique.

Pour la Fédération, cette dynamique a vocation à faire converger toute la gauche de transformation sociale et écologique (PC, PG, NPA, Verts, militants antilibéraux d’Europe écologie, Fédération…). La Fédération prend acte positivement de la position exprimée par le Parti de gauche, qui va dans ce sens.

Forte de la dynamique à laquelle elle aura contribué pour des politiques régionales ancrées à gauche, la Fédération pour une alternative sociale et écologique sera partie-prenante en tant que telle de listes de transformation sociale et écologique au premier tour des Régionales indépendantes du Parti socialiste

 

L’exécutif avait bien sûr aussi adressé la lettre à Gauche unitaire (oublié dans le texte du 14 juin). 

 

Et il a complété ses démarches avec une proposition de rencontre « pour un échange sur la situation » adressée aux Verts,  qui y ont répondu favorablement.

 

La rencontre avec le NPA : quatre questions principales ont fait débat avec eux.

 

Notre délégation était composée de : Clémentine Autain, Pierre Cours-Salies, Pierre Laporte, Olivier Madaule, Gilles Monsillon

 

 

Le texte proposé par le NPA (reproduit en fin de ce document) comportait des positions communes mais nous a semblé devoir être corrigé.

 

1 – Réécriture partielle d’un texte trop négatif et réduit à des revendications économiques de type syndicaliste.
Refus de se contenter de dénoncer et de ne presque rien dire de ce que nous voulons dans les régions.

Les camarades du NPA ont reconnu la nécessité d’ajouter toutes les questions de lutte pour la défense des libertés, contre les politiques sécuritaires, pour des exigences écologiques. De réécrire aussi les quelques lignes au sujet des objectifs pour les élections régionales. Ils ont accepté de ne plus mettre « refus des subventions aux entreprises ».

Nous aurions pu leur proposer plus de développements ; mais, des groupes de travail communs ont été décidés, pourquoi rendre ce texte-ci trop long ?

(Voir les deux premiers §)

 

2- Refus d’un texte qui traite de façon unilatérale les forces d’Europe écologie.

Le NPA a accepté nos arguments et nous avons rectifié le texte sur cet aspect.

 

3 – Correction d’un texte qui passe sous silence l’offre faite de groupes de travail lancés par le Front de gauche en vue d’un rassemblement plus large.

Nous avons voulu ajouter une phrase, pour laquelle ils ont tenu à ce que ce soit inscrit en partie en notre nom. La Fédération pour une alternative sociale et écologique prend aussi en compte la volonté, affirmée par les composantes du Front de gauche, de l’élargir et de l’ancrer, pour les luttes comme pour les élections, autour d’exigences sociales et écologiques élaborées et défendues en commun. Selon elle, il s’agit de créer les conditions, durablement, de l’unité de toutes les forces militantes, des organisations, courants, partis politiques rassemblées pour la transformation sociale et écologique.

Elle se tient prête à participer à des groupes de travail avec le NPA et le PG comme avec toutes les forces qui voudront s’y joindre. Cela doit permettre de dépasser les frontières trop habituelles des forces politiques. Le NPA et la Fédération soutiennent la création de collectifs unitaires localement afin de favoriser l’élaboration et l’action commune des forces militantes, citoyennes, associatives, syndicales et politiques. »

(Voir les § 6 et 7)

 

4 – Refus de leur rejet de toute prise de participation à des exécutifs dans des cadres d’alliance.

Nous avons refusé leur phrase : « l’ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie ». (Voir tout l’§ 5, qui commence par « Au second tour… »).

Notre argumentation, sur le fond, tenait à deux aspects.

Un de bon sens : la question de ce qui peut être fait par des exécutifs relève de l’analyse des rapports de forces. Le trancher en préalable signifie une volonté de démarcation et pas une volonté réelle de dynamique et d’unité dans l’activité. Olivier M. a insisté sur les liens entre présence dans les institutions et mobilisations.

Un autre plus fondamental puisqu’il s’agit de savoir si nous construisons pour participer aussi à des transformations partielles, à des succès partiels ou si nous ne faisons que préparer LA rupture fondamentale, la crise révolutionnaire globale et totale. Des exemples leur ont été donnés, par Pierre Laporte au sujet du Conseil général du 93; par Clémentine Autain (concernant son expérience à la Mairie de Paris) ; par Gilles Monsillon. et Pierre Cours-Salies,  au sujet des réalisations dans et par le Conseil régional d’Ile-de-France.

Les réponses du NPA ont été très claires sur le refus de « cautionner » ; mais moins fermées au sujet des activités que pourraient avoir des majorités soutenues ensemble, même pour une partie de leur activité. Devant des exemples, ils n’ont pas maintenu leur formule initiale, ont reconnu que la question des exécutifs devrait faire l’objet d’une discussion approfondie ; mais plusieurs intervenants ont souligné à quel point il ne fallait pas se situer dans la simple continuation de gestion d’un certain nombre de majorités sortantes…

Nous l’avons constaté à la relecture après l’accord du NPA, leur rejet n’est pas exprimé comme un principe moral. Citons : (les élu-e-s) « des listes unitaires refuseront de contracter des accords qui cautionneraient une politique sociale-libérale de gestion avec les dirigeants du PS ou de toute formation centriste (écologiste ou pas) ».  Il y a écrit « politique social-libérale ». 

 

La formule employée signifie explicitement que nous ne ferons pas élire des membres de conseils régionaux pour « cautionner ». Elle suppose que nous poursuivions le débat, de façon offensive : la participation aux exécutifs est une question de pratique politique, de rapports de forces, -avant et pendant les mandats- et pas une question pseudo morale ni une question d’autorité politicienne.

 

La rencontre avec le PCF : une ouverture et des questions 

 

Notre délégation était composée de : Clémentine Autain, Francine Bavay, Pierre Cours-Salies, Vincent Duguet, Roland Mérieux, Gilles Monsillon.

Celle du PCF : Ian Brossat, Michel Laurent, Francis Parny.

 

Le PCF sortait d’une réunion du Front de gauche ; nous avons croisé et pu saluer les délégations du PG et de Gauche unitaire.

 

Cette rencontre a permis de constater la convergence de vues des deux délégations sur la situation actuelle : la gravité des coups portés par le gouvernement Sarkozy et la nécessité d’une réponse permettant d’arracher des victoires (privatisation de la Poste, logique sécuritaire, réforme de l’hôpital, suppression de postes dans l’Education Nationale), concernant la crise écologique et le besoin de sortir du productivisme.

Il en est de même concernant la crise de la sociale-démocratie et la crise politique actuelle où le manque de perspectives de transformation permet à Sarkozy de manœuvrer même si ses mesures sont souvent rejetées par une majorité de Français.

 

De ce point de vue, la réponse intersyndicale des derniers mois, qui traduit l’aspiration à l’unité pour une autre politique, ne suffit pas à nourrir une alternative.

 

Un échange a eu lieu concernant la participation aux exécutifs des conseils régionaux.

Le PCF a évoqué son aspiration à un rassemblement majoritaire, et a insisté sur sa volonté de rassembler les forces qui veulent gouverner.

La Fédération n’exclut pas cette participation, y compris avec le PS, mais insiste sur le rapport de force avant et après l’élection pour conditionner sa participation et refuserait de cautionner une gestion sociale-libérale.

Francine Bavay (vice présidente de la région Ile de France) a fait ressortir que le regroupement de forces entre les Verts et le groupe CACR (Alternative citoyenne et PCF) a permis d’imposer des tarifs de transports prenant en compte les plus défavorisé-e-s. Rappelons que, dans l’accord pour les régionales de 2004, aucune tractation n’avait eu lieu sur le programme « commun » entre les deux tours entre la liste PS-Verts et la liste CACR : chaque force s’engageant, avec ses objectifs et sa réalité, pour une majorité la plus ample possible contre la droite.

Au moment du bilan, il faudra ne pas minimiser ce qui a été fait de positif. Il ne peut s’agir seulement de continuer mais de savoir quelles exigences peuvent être portées pour la suite : quoi continuer, quoi corriger, quoi transformer,… Quelles forces politiques seront regroupées et prêtes à poursuivre en Ile-de-France ? Comment cela peut-il se construire dans l’ensemble des régions ?

 

Concernant les ateliers lancés par le Front de gauche, nous avons dit que nous souhaitons y participer comme une façon, aussi, de passer à un Front de gauche refondé et élargi. Le PCF a souligné sa volonté de continuer, sa démarche de « rassemblement ».

 

Seront proposés des thèmes de débat qui concernent :

- l’actualité, autour des propositions de lois portées par les députés du Front de gauche sur la répartition des richesses,

- les retraites 

- la préparation de Copenhague,

D’autres groupes ont été énoncés sur :

- la circulation de l’argent

- les pouvoirs et les droits,

- un nouveau type de développement.

Ces thèmes sont ensuite à décliner régionalement. Le PCF se déclare ouvert à d’autres sujets de débat.

 

Un échange a eu lieu concernant Europe Ecologie. Sans nier le besoin d’un rassemblement d’un type nouveau, le PCF qualifie Europe Ecologie de centriste, tout en continuant à classer les Verts à gauche.

Pour la Fédération dont le nom est déjà marqué du projet d’une alternative sociale et écologique, il faut savoir comprendre comment a été construite une dynamique  ouverte à des associations, des mouvements, des personnalités. Loin d’avoir été un handicap, la forme de ce rassemblement a séduit de nombreux électeurs. Plusieurs d’entre nous ont souligné comment, même de façon particulière et malgré les discours de Daniel Cohn-Bendit, cela confirme le besoin d’un rassemblement d’un type nouveau...

 

 Concernant les listes aux prochaines élections régionales le PCF dit « séparer les contenus (à réfléchir en ateliers) et la constitution des listes (à élaborer par les partis politiques) ».

 

Ils souhaitent un accord de toute la Fédération si c’est possible et discutent, en attendant, avec les forces politiques constituées.

 

La délégation de la Fédération a fait remarquer que  le flou sur la convergence possible, qu’il vienne du PCF ou d’autres composantes du Front de gauche, est contreproductif, ou inquiétant : la Fédération est d’ores et déjà un interlocuteur de toutes les forces sociales et politiques ; elle a son propre calendrier : après avoir validé le 14 juin une stratégie concernant les élections régionales, elle organise son université d’été fin août – où elle confortera sa réflexion sur les grandes thématiques politiques actuelles ; puis elle aura son Assemblée générale en décembre, qui marquera une nouvelle étape de son processus de construction (le congrès du PG aura lieu au même moment). Roland Mérieux, qui avait participé à la délégation des Alternatifs rencontrant le PCF, a soutenu fortement cette mise au point.

 

Ne spéculons pas inutilement : un compte rendu sera fait de la réunion du Front de gauche, tenue auparavant. Nous aurons l’occasion de le lire.

 Le PCF n’a pas souhaité l’élaboration d’une déclaration ou d’un bref compte rendu commun de notre rencontre. Il a fait valoir, en revanche, l’avancée que constitue, par elle-même, la tenue de cette rencontre.  Ils ont présenté leur position, un rassemblement  au-delà du Front de Gauche, comme un processus en cours.

 

Quelques remarques après ces deux rencontres

 

Il est très positif que ces deux rencontres aient eu lieu avant la période des congés. Celle avec le PCF était une première, 

 

Un premier point de débat concerne le fait que la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) associe sans hiérarchiser a priori des militante-s d’associations, des mouvements, de syndicats et de partis. Il existe une différence d’approche avec le PCF, sur ce sujet, même si celui-ci souligne qu’il est conscient de la nécessité de faire bouger les lignes entre mouvement social et politique. Leur porte parole a tenu cependant à souligner qu'il existe un désaccord fondamental sur la nécessité, portée par la Fédération  d'une nouvelle force politique de rassemblement. Cela doit conduire à saisir toutes occasions d’approfondir la discussion, sans taire les différences ni en faire des barrières infranchissables. .

 

A nous de participer au lancement des contacts unitaires, partout. A nous de proposer des groupes en vue des objectifs et de participer à ceux qui existeront. A nous de nous efforcer d’en faire le regroupement aussi large que nous le souhaitons.

 

Il n’est pas certain que les partis du Front de gauche imaginent de proposer partout, en l’élargissant et en la popularisant très tôt, une démarche qui eut lieu  en 2004 en Ile-de-France, qui fut un première étape, réussie, sur le passage des luttes aux urnes  et aux institutions, sous le label de la « gauche populaire et citoyenne », dont le PCF, Alternative citoyenne et la Gauche républicaine avaient été les acteurs.

 

L’accélération des rencontres ces dernières semaines, les prises de positions des différentes composantes de la gauche d’alternative montrent que le désir d’unité largement partagé par les militants antilibéraux, et bien au-delà, s’impose à tous. Travailler à une nouvelle étape des mouvements à la rentrée, mettre à l’ordre du jour la mobilisation pour une alternative politique, élaborer des propositions dans la perspective des élections  régionales… on peut espérer une véritable construction d’un rassemblement unitaire alternatif, à gauche et indépendant du PS. 

 

Un second point de débat concerne la question des exécutifs. Il peut sembler très anticipé, alors qu’en fait il cristallise des différences d’approche et de culture politique entre le PCF et le NPA particulièrement. Nous devrions, comme cela a été envisagé avec le NPA, proposer un groupe de travail qui traite la question en vue de la déminer autant que possible, de connaître les points sur lesquels des désaccords risquent de se prolonger et la manière de faire avec ces différences, si elles ne deviennent pas des points de controverses au service de la désunion.

 

Nous voyons qu’un rassemblement est  possible.

Agissons !

 

Tel est le sens de la déclaration commune NPA et Fédération pour une alternative sociale et écologique,

Tel est aussi celui de notre dialogue avec les forces du Front de gauche. Nous ne lançons qu’un seul appel, de disons qu’une seule idée : oui construisons l’alternative sociale et écologiste, féministe et antiraciste, avec tous les militant-e-s des associations solidaires, altermondialistes, progressistes, syndicales, avec les écologistes opposé-e-s au libéralisme, avec le NPA et, les organisations du Front de gauche (Gauche unitaire, PCF, PG).

 

Déclaration commune

 NPA / Fédération pour une alternative sociale et écologique

 

Le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique constatent que la situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L’ensemble du monde du travail est touché par la crise du capitalisme. Les jeunes, les femmes, les retraités, les précaires et les chômeurs en sont plus particulièrement les victimes. La logique de la rentabilité financière et productiviste met en péril la planète et l’avenir. Le NPA et la Fédération condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la politique de Sarkozy et de son gouvernement néolibéral et autoritaire. Ils dénoncent l’offensive antisociale qui se poursuit : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, diminution du droit d’accès aux soins, recul des droits des précaires et chômeurs, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… L’ensemble de la politique répressive accroît l’insécurité et fait reculer les libertés. Pourtant, de nombreuses luttes se font jour, en particulier dans les entreprises - Continental, Caterpillar, Goodyear, etc. - ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, des mobilisations fortes ont eu lieu tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Le NPA et la Fédération pensent qu’il est urgent d’agir de façon unitaire pour préparer une contre-offensive, pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les bas revenus, mais aussi le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite. Les deux organisations estiment que la construction d’une perspective politique ouverte par une gauche des ruptures est absolument nécessaire et contribuerait aux victoires du mouvement social.

 

Les deux délégations ont la même préoccupation de donner une expression politique à la colère sociale, aux mobilisations afin d’inverser les rapports de force entre le gouvernement, le patronat et les classes populaires. C’est dans cet esprit que, lors de cette rencontre, le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique ont également discuté des élections régionales de mars 2010. Pour les deux organisations, il est indispensable que la gauche radicale, anticapitaliste, de transformation sociale et écologique s’unisse lors de ces prochaines échéances électorales afin de défendre une véritable alternative. Pour regrouper toutes les sensibilités anticapitalistes, le NPA et la Fédération interpelleront les forces écologistes. Ils pensent qu’ils peuvent avancer dans cette voie en constituant des listes unitaires indépendantes composées du PCF, du NPA, des forces écologistes antilibérales, du PG, de LO, de la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers.

 

Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, le NPA et la Fédération proposent que ces listes avancent un plan d’urgence social et écologique régional (refus de dilapider des fonds publics pour des « aides » sans contrôle social, développement des services publics, refonte des territoires en vue de mutualiser les richesses et les savoirs pour rompre avec logique de la concurrence et des normes de marché, réduction de l'empreinte écologique, développement de la démocratie, …). Elles agiront pour porter en positif des exigences fortes pour des transformations profondes. Ces listes seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes centristes (écologiste ou pas).

Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions démocratiques » des listes de gauche, sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA et la Fédération, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumée jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élu-e-s issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords qui cautionneraient une politique sociale-libérale de gestion avec les dirigeants du PS ou de toute formation centriste (écologiste ou pas).

 

La réunion commune entre le NPA et le Parti de Gauche a proposé un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un rassemblement pour les régionales. La Fédération pour une alternative sociale et écologique prend aussi en compte la volonté, affirmée par les composantes du Front de gauche, de l’élargir et de l’ancrer, pour les luttes comme pour les élections, autour d’exigences sociales et écologiques élaborées et défendues en commun. Selon elle, il s’agit de créer les conditions, durablement, de l’unité de toutes les forces militantes, des organisations, courants, partis politiques rassemblées pour la transformation sociale et écologique.

Elle se tient prête à participer à des groupes de travail avec le NPA et le PG comme avec toutes les forces qui voudront s’y joindre. Cela doit permettre de dépasser les frontières trop habituelles des forces politiques. Le NPA et la Fédération soutiennent la création de collectifs  unitaires localement afin de favoriser l’élaboration et l’action commune des forces militantes, citoyennes, associatives, syndicales et politiques.

 

A cette étape, des questions restent à régler mais elles n’empêchent pas la poursuite de la discussion. Pour le NPA et la Fédération, la rencontre d’aujourd’hui, apparaissant positive, n’est qu’une première étape. Des invitations réciproques à leurs universités d’été en seront une autre.

 

Paris le 6 juillet 2009.

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Pour mémoire :

Projet de déclaration commune NPA / Fédération tel que proposé par le NPA

 

Le NPA et la Fédération constatent que la situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L’ensemble du monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs paient chaque jour les frais de la crise du système capitaliste. Le NPA et la Fédération condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la volonté de Sarkozy et de son nouveau gouvernement de combat de continuer son offensive anti-sociale : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… Pourtant de nombreuses luttes font jour, en particulier dans les entreprises, que l’on pense aux Continental, Caterpillar, Goodyear, ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, des mobilisations fortes ont eu lieu tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Face à cette offensive, le NPA et la Fédération pensent qu’il est urgent d’agir de façon unitaire, malgré nos divergences, pour préparer une contre-offensive des salariés pour revendiquer le droit à  un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les revenus, mais aussi le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite . 

 

Lors de cette rencontre, le NPA et la Fédération ont également discuté des élections régionales de mars 2010. Pour les deux organisations, il est indispensable que la gauche radicale, anticapitaliste  s’unisse lors de ces prochaines échéances électorales afin de défendre une véritable alternative. Le NPA et la Fédération pensent qu’ils peuvent avancer dans cette voie en constituant des listes unitaires indépendantes composée du PCF, du NPA, du PG, de LO, des courants composants la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers.

 

Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, le NPA propose à la Fédération que ces listes avancent un plan d’urgence social et démocratique régional (refus des subventions aux entreprises, développement des services publics…). Elles seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie. Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions techniques » des listes de gauches sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumé jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie.

 

La réunion commune entre le NPA et le Parti de Gauche a proposé un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un rassemblement pour les régionales. La Fédération ….

 

Proposition de la Fédération: A vous d’écrire vos propositions.

 

A cette étape, des questions restent à régler mais elles n’empêchent pas la poursuite de la discussion. Pour le NPA et la Fédération, la rencontre d’aujourd’hui, apparaissant positive, n’est qu’une première étape.

 

Paris le 6 juillet 2009.

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