Amplifier la mobilisation ! Stopper les contre-réformes libérales !

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

 

 
Jeudi dernier, nous étions des millions dans les rues et dans la grève pour dire que ça ne peut plus durer et réclamer des mesures sociales d’urgence face à la crise. Sourds et aveugles à la colère populaire, Sarkozy et son gouvernement annoncent qu’ils ne modifieront pas d’un iota leur politique. Cette méprisante fin de non-recevoir est une véritable provocation ! Les ruses et les faux semblants de recul dans l’Education nationale est aussi une tactique qu’il faut déjouer.


Devant cette attitude, le mouvement social n’a pas d’autre choix que celui d’amplifier sa mobilisation. Par de nouveaux rendez-vous nationaux encore plus massifs et déterminés, mais aussi par la multiplication d’initiatives de résistance locales ou sectorielles rassemblant syndicats, associations, partis et citoyens, à l’exemple de ce qui s’est fait en Guadeloupe et en Martinique, dans des « comités d’action pour la défense des intérêts populaires ». Unis et forts, rassemblés sur une plate-forme claire, nous pouvons contraindre le gouvernement et le patronat à faire droit à nos revendications.


C’est l’urgence de l’heure. La première urgence !


Mais il y a une seconde urgence. Celle de proposer à nos concitoyens une alternative politique. Une alternative sociale et écologique qui permette d’en finir avec les dégâts du libéralisme et de sortir de la crise par une transformation en profondeur de notre société. Les immenses richesses de notre société doivent devenir des biens communs au service de tous. Pour que chacun ait une vie digne sur une planète habitable.


Pour qu’existe cette alternative, la Fédération propose une chose simple : les forces de gauche qui s’opposent au libéralisme, citoyens sans appartenance politique, NPA, PCF, PG doivent prendre leurs responsabilités. La situation exige de mettre un terme aux divisions et aux concurrences électorales. Il faudrait les faire cesser tout de suite pour les européennes ! Il est temps d’ouvrir, sans préalables des discussions sérieuses pour élaborer un projet commun à défendre ensemble dans les luttes et dans les élections. Le plus tôt sera le mieux ! Pour les européennes, pour les luttes, et pour les élections suivantes, un Front durable qui commence ici, maintenant, tout de suite !


Pour une vraie alternative, les convergences doivent se construire.


Discutons de propositions pour une autre politique, pas pour « une alternance responsable en 2012 » comme le propose le PS ! Pour des alternatives en termes d’économie d’énergie, de services publics, de biens à produire, de réformes radicales du système (disparition des paradis fiscaux, fiscalité sur les riches, secteur financier public capable d’intervenir…) mais aussi refus des licenciements et droits nouveaux pour l’intervention des salariés dans les entreprises ; de même qu’une socialisation de richesses afin de pérenniser les garanties de la Protection sociale (santé, retraites, chômage … ) et des augmentations massives des salaires, du SMIC et de tous les minimas sociaux.


Cela pose, à nous comme à toutes les forces militantes à la gauche du PS, une question : quels que soient nos efforts, pour l’instant la multiplicité et la diversification des mobilisations ne se traduit que par des convergences syndicales ; des appels des appels aux pétitions de la LDH, en passant par l’université ou les banlieues ou encore par les psys, … ces mobilisations se traduisent encore par une multiplication des structures. S’il ne suffit pas d’un appel de plus pour résoudre la question, il est en notre pouvoir et notre devoir de proposer : rencontrons-nous, discutons, tentons de dégager ce que nous pouvons dire ou faire ensemble. Voilà une partie de ce que nous discuterons dans la réunion de la CNCU samedi 28 prochain et avec toutes les composantes de la Fédération le dimanche 29.

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