CLAIROIX (60) L'avenir de Continental sérieusement menacé

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

Les 1 200 salariés en chômage partiel, l'usine était déserte hier. La direction a affirmé que l'éventualité d'une fermeture devait être prise au sérieux.

L'avenir des 1 200 salariés, actuellement en chômage partiel, vire au noir : une source syndicale d'un autre site Continental en Moselle annonce que la fermeture du site compiégnois est envisagée. La direction ne dément pas.

C'est chez eux, en écoutant la radio ou en regardant la télévision que les 1 200 employés de l'usine Continental ont appris la nouvelle : de très sérieuses menaces pèsent sur la pérennité de leurs emplois au sein de l'usine Continental de production de pneus tourisme et camionnettes. L'annonce est tombée alors que l'usine est vide : depuis vendredi et jusqu'à jeudi, 6 heures, l'ensemble des équipes est en chômage partiel.


Premiers surpris par ces déclarations, les représentants syndicaux ne s'expliquent pas cette fuite. « J'étais vendredi au comité d'entreprise européen du groupe en Allemagne et il n'a jamais été question d'une fermeture du site de Clairoix. Un plan social est possible, un chômage partiel aussi, mais une fermeture d'usine, c'est différent » rappelle Antonio Da Costa, de la CFTC.

Fermée quatre semaines cet été

Même prudence du côté de son homologue de la CFDT, Philippe Biernacki. « Je ne peux pas commenter des informations que je n'ai pas. Je ne sais pas d'où elles viennent. Ce qui est sûr, c'est que nous avons déclenché un droit d'alerte car nous avons des craintes. 50 questions ont été posées à la direction qui devait y répondre le 9 mars », détaille le représentant CFDT. Repoussée au 16 mars, cette rencontre sera en fait un comité central exceptionnel où pourrait être annoncé le sort de l'entreprise.


Face à ce qui a fait l'effet d'une bombe, le directeur du site de Clairoix, Louis Forzy a joué cartes sur table. « L'éventualité d'une fermeture doit être prise au sérieux car les volumes de production sont en baisse et ce site est celui qui coûte le plus cher au groupe. Avant même cette annonce, des périodes de chômage partiel ont été fixées : deux semaines en avril-mai et deux semaines en septembre-octobre. De plus, cet été, l'usine fermera totalement pendant quatre semaines, au lieu d'une en temps habituel » précise-t-il. Pour Philippe Biernacki, l'inquiétude est grande : « La direction nous a dit plusieurs fois que la baisse du volume correspondait à la fermeture de deux sites ».


AGNÈS BRIANÇON

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Publié dans lu dans la presse

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