De Martine Billard, au metting de la fédération
"Ce soir, nous avons parlé de social, de démocratie, de féminisme, je voudrais maintenant vous parler d'écologie.
Pas parce qu'il faudrait l'ajouter en plus, comme une cerise sur un gâteau mais parce que la crise du capitalisme que nous sommes en train de vivre est spécifique.
Elle est spécifique parce que contrairement aux fois précédentes, elle se heurte à la crise écologique. Cette crise écologique se traduit par le réchauffement climatique, la dégradation de l'environnement, la multiplication des pollutions et des contaminations avec les conséquences sur la santé humaine, la diminution de la biodiversité.
Elle est spécifique en ce qu'elle met en jeu la survie de l'humanité sur la planète. Pas la survie de la planète elle-même qui pourra continuer à exister, après tout Mars existe bien, mais la vie humaine sur terre.
C'est pourquoi, il n'est pas possible de répondre uniquement aux aspect sociaux de cette crise sans prendre en compte les aspects environnementaux. D'abord parce que de manière générale, ce sont les couches populaires qui souffrent le plus d'un environnement dégradé . Or le capitalisme pour sortir de la crise en cours cherchera évidemment à en faire payer le plus grand prix aux couches populaires y compris en ce qui concerne la dégradation de l'environnement.
Il n'y a donc pas de solution sociale à la crise qui ne se préoccupe pas de l'environnement en même temps. Mais il ne peut y avoir non plus de solution à la crise écologique qui ne se préoccuper pas de la crise sociale sous peine de faire payer encore plus lourdement cette crise aux couches populaires.
Nous ne pouvons pas continuer à produire et consommer sans nous préoccuper des limites de notre planète. Il ne s'agit pas de revenir à l'âge de pierre, il s'agit de consommer mieux, pas plus. Nous n'avons pas besoin pour être heureux de gaspiller, de gâcher, nous avons besoin de vivre bien, avec juste ce qu'il faut pour être heureux.
Voilà pourquoi social et écologie sont indissociablement liés : pas de solution à la crise du capitalisme sans prise en compte des limites de notre planète, pas de solution écologique sans prise en compte de la dimension sociale."