CNCU : Motion d’Actualité sur le « délire sécuritaire »

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

 

 

 

On savait la démocratie malade. Depuis le 11 septembre 2001, le prétexte terroriste avait ouvert les vannes des atteintes aux libertés publiques.

 

L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence fut un pas de plus dans le « délire sécuritaire » déjà engagé par les gouvernement précédents : arrestations et emprisonnements multipliés, sanctions accrues.

 

Une politique du chiffre pour les policiers et gendarmes, des « lois récidives »avec des peines planchers, le renforcement des pouvoirs des parquets donc la soumission accentuée au politique pour les magistrats et une surpopulation carcérale dont l’inhumanité est la cible du conseil de l’Europe, voilà un premier bilan.

 

Plusieurs faits récents- dans une liste qui pourrait être beaucoup plus longue- montre que, si nous ne faisons rien, tout cela ira en s’amplifiant.

 

l’affaire dite des « 9 de Tarnac » où l’utilisation de la législation d’exception dite « antiterroriste » a été utilisée : avec l’aide des médias, c’est une conception extensive du terrorisme qui est ainsi mise en oeuvre et elle peut viser tout mouvement de contestation.

 

la condamnation de Droit Au Logement, en qualité de personne morale, à une peine d’amende qui vise à la faire taire.

 

la mise en cause des collectifs de soutien aux sans-papiers : le Réseau Education Sans Frontières est qualifié de « quasi terroriste » par l’UMP et des enquêtes sont en cours sur le collectif SôS soutien aux sans-papiers.

 

des interventions policières « préventives » inacceptables dans des écoles,la mise en place par le ministère de l’Education d’une surveillance par une cellule de veille transforme le milieu scolaire et universitaire en lieu ordinaire de surveillance et de de répression .

 

Une fois encore, les diverses formes des contestations sociales ou sociétales sont criminalisées au mépris des textes garantissant les droits humains, au mépris même de toute attitude humanitaire élémentaire (Ainsi la chasse aux étrangers conduit à vouloir expulser une femme dont l’enfant est mort !).

 

La Coordination Nationale des Collectifs Unitaires condamne cette politique liberticide, exige que l’on sorte enfin du démagogique et mortifére cercle « politique du chiffre »-lois sécuritaires,-surpopulation carcérale.

 

Elle appelle les collectifs à initier, à soutenir toutes les initiatives de lutte contre ces atteintes aux droits et liberté. Face à l’autoritarisme d’Etat ce combat pour la démocratie est essentiel.

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