Des prédateurs relayés par des démagogues.
Le Billet de la Rédaction du Site [1]
De Sarkozy à Strauss-Kahn, ils veulent, « réorganiser le monde pour ne plus subir les responsables de cette crise et de cette situation »… Ils ne craignent pas le ridicule, pour qui se souvient de leurs sermons de prophètes de « la dérégulation indispensable pour sortir de l’archaïsme et libérer les énergies ». Il vaut donc la peine de mettre quelques points sur les « i ».
Au Guatemala, la production d’huile de palme comme agro carburant a pris le pas sur les productions alimentaires locales, les conséquences sont telles, que les ONG dénoncent, la multiplication des problèmes de famine. Malgré les cris d’alarmes, ces dernières années, des ONG et des écologistes, l’alliance des multinationales et de certains pouvoirs politiques ont encore préféré l’augmentation des bénéfices financiers pour une petite minorité. Contre toute logique ils agissent dans un déséquilibre de l’environnement déjà bien fragile au dépend des femmes et des hommes déjà à la recherche d’une survie. C’est que les profiteurs se bousculent avec les 95.000 personnes qui, pour l’ensemble du monde possèdent plus de 25 % des richesses produites en une année.
Comment ne pas faire l’association entre les centaines de milliards de dollars et d’Euros pour la soi disant sauvegarde des structures économiques du capital et l’assassinat des couches les plus pauvres qui touchent de plein fouet les nouveaux nés et les enfants. Ou, en Europe même, avec tous ces retraités à moins de 500 euros par mois.
Les défenseurs de ce monde, pouvoirs politiques et financiers, dans une association de malfaiteurs, conduisent sur notre planète près d’un milliard de personnes en dessous du seuil de pauvreté donc de survie. Devraient-ils être condamnés pour crime contre l’humanité ? Sans doute cette idée de rêve a un fond moral parfaitement justifié. Comme la mobilisation « Des ponts, pas des murs » le rappelle ces jours-ci.
Préférer faire des bénéfices de plus en plus gros et les jouer dans des cercles boursiers comme on jouerait à la roulette russe, c’est plus que condamnable. Quand la balle percute quelqu’un, ce n’est pas eux qui la reçoivent mais ceux qu’ils exploitent en toute ‘’légalité’’. Et quand ils ont trop de « pertes » elles sont mises sur l’ardoise à supporter par « toute la population ».
Des prédateurs relayés par des démagogues, jusqu’à jouer les vertus pseudo républicaines dans cette dramatisation autour du match France-Tunisie.
A quand un monde raisonnable ? Un monde ou la libre concurrence serait remplacé par la libre coopération, pour aller dans le sens d’un progrès pour le plus grand nombre, un monde de solidarité envers les plus fragiles ou hier comme aujourd’hui, ils sont pillés de leur terres, de leur vie ! Un monde où les techniques de production et de travail seraient choisies pour ne pas détruire l’environnement et les êtres humains.
Cette mondialisation, voulue par les ultralibéraux pour accroître leurs champs de bataille, agrandir leur pouvoir politique et financier, pourrait se retourner contre eux. Des résistances se font, encore bien fragiles par rapport à l’urgence vitale socio-écologique, des espoirs se font entendre comme le dernier discours de Juan Evo Morales Ayma, président de Bolivie.
Après la bonne surprise de la naissance d’un mouvement Altermondialiste, un autre monde à du mal à se dessiner, tellement écrasé dans le peu d’espace ou l’on veut le maintenir.
En France, en Europe, notre ambition de construire une alternative au libéralisme, avec d’autres comme ce samedi 11 à Gennevilliersest en opposition avec ceux qu’ils veulent le reconstruire encore plus efficacement, pour plus de richesses, pour toujours les mêmes et reconstruire sa déferlante d’inégalités et de misère.
On se fout de nous, on nous ment, ils construisent des systèmes économiques, des mondes appelés « Paradis fiscaux » pour que les plus riches et les financiers des mafias (drogues, prostitution, armes…) contournent les lois qu’ils n’arrivent pas à détourner ; ils obtiennent des « boucliers fiscaux », pourquoi ? En France, une des mesures, la principale pour impulser de la solidarité, est l’impôt, c’est insupportable pour les prédateurs et les spéculateurs ; pas financièrement, de ce côté-là ça va… Mais, idéologiquement, ces notions de solidarité, humaine avec des couches « d’en bas », avec les êtres ordinaires, vraiment non ! Que de richesses perdues, pensent-ils, si on se mettait à écouter celles et ceux qui ne font pas partie de leur élite.
Allons, il faut remplacer ce système par un autre. Et avoir les forces pour cela, avec ce qu’on a pour avancer, des « Assises pour le changement » (cf. la réunion du 11 octobre à Gennevilliers), la mise en commun de la défense des services publics (cf. La Poste, le droit d’accès aux soins partout et pour tous …) et l’Ecole.
Mais aussi la discussion sur nos propositions pour qu’une alternative ait les forces et pas seulement de « bonnes idées ». Faisons exister, en France, en Europe et dans le monde le rassemblement des forces qui veulent une alternative. La dynamique peut agréger des forces immenses.
[1] L’équipe de la Rédaction du Site : Etienne Adam, Abd-El-Kader Aït Mohamed, Farid Bennaï, Armelle Chevassu, Pierre Cours-Salies Laurent, Lévy, Gilles Monsillon, Olivier Lafferrière, Katie Palluault, Sylvie Rabie et Roger-Pierre Soret