un rapport de l’OCDE

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

Vous trouverez ci-dessous un extrait d'un rapport de l’OCDE, « la faisabilité politique de l’ajustement » ou comment faire passer LA réforme.
C’est un texte de 1996 ( comme quoi tout est programmé de longue date ! ) qui « propose » des méthodes aux gouvernements


 

Page 29 : « Une autre mesure politiquement risquée serait de réduire le nombre ( ou le montant ) des bourses aux lycéens et aux étudiants…./….Il est donc préférable d’agir prudemment, par exemple en bloquant le montant nominal des bourses malgré l’inflation, ou en ajoutant certaines contraintes administratives. »

 

Page 29 « Le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, explique que, le FMI imposant une baisse de 20% de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu’il préfère la seconde solution dans l’intérêt de tous. »

 

Page 32 : « Le gouvernement peut donc facilement organiser une coalition des gagnants pour s’appuyer sur elle contre celles des perdants. »

 

Page 18 « …Ces réformes ne provoquent donc pas un « effet de choc » comme une hausse des prix de 50% pour des produits alimentaires. Ensuite, la plupart de ces réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d’autres, de telle sorte qu’un gouvernement peut toujours s’appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants. »

 

Page 16 : « …/…une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d’ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles. » 

 

Page 22 : « …/…parce que le premier objectif pour certains partis politiques n’est pas le rétablissement de l’économie, mais la conquête du pouvoir, au moment même où celui-ci est fragilisé. »

Page 25 : « Il faut dès l’arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres, souligner les responsabilités des prédécesseurs et le rôle des facteurs exogènes défavorables…../….En revanche, dès que le programme de stabilisation a été appliqué, le gouvernement peut tenir un discours plus optimiste pour rétablir la confiance ( un facteur positif pour la reprise ), tout en s’imputant le mérite des premiers bénéfices de l’ajustement. »

 

Page 8 : « Même si un gouvernement poursuit divers objectifs comme la croissance ou le prestige international, il reste qu’habituellement son premier objectif est de rester au pouvoir…../….Lorsque le gouvernement fait des choix budgétaires, ceux-ci affectent deux catégories de dépenses : celles qui bénéficient directement à certains groupes et accroissent ce soutien,  ou celles qui contribuent au bien-être de tous à long terme, comme les investissements en infrastructures. En cas d’ajustement, les organisations internationales demandent une réduction des premières dépenses, ce qui amoindrit le soutien au gouvernement. Celui-ci peut compenser cette baisse de popularité par la répression en cas de troubles, mais elle entraîne de nombreux coûts….»

 

Page 28 : « Ces interventions peuvent paraître plus spectaculaires qu’efficaces mais, en l’occurrence, seule importe l’image que donne le gouvernement et non la portée de ses interventions. »

 

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