l’Offre Valable d’Emploi : communiqué de la Cgt des organismes sociaux

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

Le 6 mai 2008, le gouvernement a réuni les partenaires sociaux pour une négociation sur l’OVE (l’Offre Valable d’Emploi), dans la réalité il s’agissait d’une « pantalonnade » durant laquelle il a affirmé que rien n’était discutable concernant les critères de sanctions des Demandeurs d’Emploi en cas de refus de reprise de travail. A savoir :

1°) Sanctions au bout de 3 mois de chômage, en cas de refus de 2 propositions d’emploi rétribué à 95% de l’ancienne rémunération.

2°) Sanctions au bout de 6 mois de chômage, en cas de refus d’une proposition d’emploi rétribué à 80% de l’ancienne rémunération et à moins de 2 heures de trajet par jour.

3°) Sanctions au bout d’un an de chômage, en cas de refus d’une proposition d’emploi rétribué au montant des allocations et à moins de 2 heures de trajet par jour.

Comme vous pouvez le constater il ne s’agit en rien de critères économiques, mais de la mise en musique

d’une pseudo morale « bien pensante » dont Sarkozy est coutumier. Le crédo habituel des 500 000 emplois non pourvus dont on ne sait de quelles sources ce chiffre émane, qui sert de prétexte moralisateur pour prétendre que les chômeurs seraient des fainéants, et qu’ils doivent donc être contraints de reprendre n’importe quel emploi, n’importe quoi !

Pendant ce temps là, certains amis du « Président de la République » se partagent 380 millions d’euros (dont 79 pour l’ancien « patron » des patrons E A Seillière.) Il s’agirait de la juste récompense d’un travail ! Nous aimerions savoir LEQUEL de travail ? Mais il est vrai que ce sont déjà eux qui ont bénéficié du « paquet fiscal » ! Mais la « morale présidentielle » est à géométrie variable nous le savions !

Et dans cette OVE ; quid des aspirations des Privés d’Emploi ?

Par effet cascade (de reprises successives et forcées d’activité, en nouvelles admissions à taux de plus en plus réduit) certains cadres pourraient se voir contraint de retravailler pour le SMIC voire moins.

Il s’agit aussi par ce moyen de faire pression sur l’ensemble des salaires, pour un « Président » qui se targue d’être celui du

Pouvoir d’Achat, quel niveau de cynisme !

Lorsqu’une économie défaille les premières

victimes ne sont elles par les travailleurs qui se trouvent privés d’emploi, les Chômeurs ? Par ce système d’OVE, ce sont sur elles que l’on tape d’abord, pour un « Président de la République » qui se targue d’être du côté des victimes quel niveau de duplicité !

LES ARGUMENTS DU « PRESIDENT de la REPUBLIQUE » POUR JUSTIFIER UNE TELLE FUSION NE SONT QUE MENSONGES, LA PREUVE PAR LES CHIFFRES !

Sarkozy claironne partout que «

dans la future entité, les agents n’auront que 30 chômeurs en charge chacun ! » quelle drôle d’arithmétique emploi notre « Président de la République » car pour nous 2 millions de chômeurs que divise 30 donne 67 000 comme résultat, et non 45 000 (qui sera le total des agents de l’ANPE et des Assedic une fois réunis) Compte t-il faire procéder aux 22 000 embauches ?

Sarkozy claironne partout (et encore le 24 avril, lors de son show simulant la « repentance de forme ») que les chômeurs auront un interlocuteur unique, comme s’il était possible de former les 15000 agents issus de l’Assurance Chômage aux métiers de l’ANPE et simultanément les 30000 issus de l’ANPE aux métiers de l’Assurance Chômage en simple coup de cuillère à pot (fût-elle Bling-bling).

Cela prendra des années avant que tous les agents soient en mesure de maîtriser l’ensemble des domaines du chômage.

Malheureusement, la loi fusionnant Assedic et ANPE a été promulguée, mais ce n’est pas pour autant que l’on fera prendre aux chômeurs et aux salariés « des vessies pour des lanternes », cette fusion est une des étapes du démantèlement de notre système de protection social solidaire.

Le « Président de la République » peut visiter des antennes Assedic, il en a le droit, mais qu’il ne se fasse pas d’illusion, ses discours, n’ont pas prise auprès des personnels qui eux, contrairement à lui, savent ce que vivent réellement les demandeurs d’emploi, qu’ils reçoivent quotidiennement.

Paris le 15 05 2008

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