LE 15 ET LE 22 MAI, ENSEMBLE POUR FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT
La politique que met en œuvre le gouvernement de Sarkozy affiche clairement son objectif d’effacer les conquêtes sociales et d’écraser toute résistance populaire par la bataille idéologique et par la violence d’État. Aucun secteur n’est épargné par ces attaques. Les conditions de vie et de travail se dégradent de plus en plus. Chômage et précarité se développent, allant de pair avec une accélération de la destruction de notre planète, tandis que les profits s’accroissent pour quelques privilégié-es.
Le Code du travail entré en vigueur le 1er mai remet en question le socle commun des droits pour l’ensemble des salarié-es du secteur privé, droits chèrement acquis !!!
La loi de « modernisation du marché du travail » qui transcrit l’accord national interprofessionnel du 11 janvier reprend les propositions du patronat, casse le CDI et s’attaque aux droits des salarié-es dont il augmente la précarité. Alors que les négociations paritaires sur l’assurance-chômage s’ouvrent avec l’annonce par Sarkozy d’une loi renforçant les sanctions contre les chômeur-ses qui refuseraient un emploi ne correspondant ni à leur salaire, ni à leur qualification antérieur-es ! Nous exigeons au contraire une garantie de revenu et de continuité des droits pour tou-tes, avec ou sans emploi !
Le gouvernement veut créer une école à deux vitesses, annonçant 11 200 suppressions de postes d’enseignant-es à la rentrée mais 80 000 à terme. Avec la suppression du BEP, c’est la casse de l’école, bien public commun à tou-tes. À l’inverse, il faut des moyens renforcés pour une école plus égalitaire !
La RGPP (révision générale des politiques publiques) et le projet de mobilité des fonctionnaires vont supprimer massivement des postes de fonctionnaires (25 à 30% en 4 ans) essentiels au fonctionnement des services publics, développer la précarité et imposer une logique commerciale. Ces mesures doivent être retirées !
Après le passage à 40 ans de cotisations pour les retraites, le gouvernement vise maintenant les 41 ans. Retour à 37,5 années de cotisations pour tou-tes !
Alors que les lois contre les migrant-es se durcissent sans cesse, plus de 800 travailleur-ses sans papiers ont entamé une grève sans précédent pour obtenir des papiers. Obtenons leur régularisation et celle de tous les sans-papiers !
FACE À CES ATTAQUES, UNE RIPOSTE UNITAIRE S’IMPOSE !
La journée de mobilisation du 15 mai s’insère dans les luttes des lycéen-nes, parents d’élèves et enseignant-es, des fonctionnaires, des sans-papiers, et annonce celle du 22 mai pour les retraites : chaque lutte doit épauler l’autre, pour converger vers un grand mouvement de contestation.
Nous devons nous rassembler pour lutter contre toutes les attaques du gouvernement, qu’elles touchent la santé, l'éducation nationale, les services publics, vecteurs de répartition des richesses.
Ensemble, construisons une réelle perspective politique de transformation sociale et écologique contre les ravages du capitalisme.
Ce projet à construire doit comporter les engagements suivants :
ü permettre la satisfaction des besoins immédiats et sociaux des peuples, dans le respect des ressources disponibles sur la planète, en modifiant la répartition des richesses ;
ü permettre l'épanouissement de chacun-e, dans le respect de sa liberté individuelle, quel-les que soient son sexe, sa condition sociale, son handicap, son origine ;
ü rendre le monde habitable pour les générations futures en remettant en cause le modèle de développement capitaliste fondé sur la consommation croissante de marchandises, l‘exploitation des travailleur-ses et le gaspillage des richesses naturelles ;
ü inventer une démocratie nouvelle, dans laquelle chaque citoyen-ne aura accès aux moyens de comprendre les enjeux et de faire les choix politiques qui le concernent ;
ü faire de la paix et de la coopération entre les peuples la nouvelle façon d'écrire l'histoire, en France, en Europe et dans le monde.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ces objectifs, qu’ils-elles soient ou non engagé-es dans un parti, une association, un syndicat, à participer à notre regroupement dans les collectifs existants ou à créer.
Nous proposons aux forces politiques, sociales, associatives qui partagent ces objectifs de s’engager ensemble dans la construction de ce projet politique et dans sa mise en œuvre.
Ce projet prendra sa force dans une visée émancipatrice basée sur des valeurs essentielles que la gauche actuelle n’a pas su défendre. Il est urgent de reconstruire une gauche qui allie justice sociale et écologie, démocratie et égalité, solidarité et liberté, féminisme, anti-racisme, pacifisme, réponses concrètes pour demain et projets d'avenir dans l'unité la plus large.
Organisons ensemble, à cette fin, les États généraux de cette gauche dès 2008.
Qui sommes-nous ?
La Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme est composée d'environ 165 collectifs locaux. Leurs membres sont aussi bien des citoyen-nes qui n'avaient jamais fait de politique auparavant que des militant-es de syndicats ouvriers ou agricoles, d'associations, d'organisations politiques (Alternatifs, Communistes unitaires, Alter-ékolo,
http://www.gauchealternative.org