Compte rendu du défilé du 1er mai à Compiègne.
Cette année, donc, le défilé du 1er mai, fête internationale des travailleurs, a eu lieu à Compiègne.
Rendez-vous avait été pris à 10h00 au cours Guynemer pour le rassemblement et le départ du cortège.
Les ch'tis "sans papiers" lillois ont été acceuillis par le Collectif Solidarité Exilés de Compiègne, auquel des membres de la Gauche Alternative Oise participent, qui leurs ont offert du café et des gâteaux "maisons".
Nos amis marcheurs "sans papiers" de Lille ont pris la tête cortège, en accord avec les responsable syndicaux présents.
Le cortège s'est donc mis en marche en direction de la gare, contournant les commerces, nous sommes remontés par la rue Solférino, avons traversé la place du Marché puis remonté par la rue Sainte-Corneille pour arriver sur la place de l'Hôtel de Ville où les responsables des differentes forces participantes au défilé ont pris la parole ; le Cgt, la Fsu, Jean-Michel Bavard pour le Collectif Solidarité Migrants Oise ainsi que des camarades "sans papiers" pour remercier tous les participants de leurs soutiens.
Nous sommes ensuite redescendus jusqu'au cours Guynemer, le tout ayant duré 1h30.
La Gauche Alternative Oise se félicite de la réussite de ce rassemblement.
En effet, c'est certainement prés de 500 personnes qui ont pris part à ce défilé et les chants de soutien à nos camarades lillois ont raisonné d'une saveur particulière dans la ville gérée par marini et son équipe.
Lors de cette manifestation, nous avons distribué des tracts (voir ci-dessous) par lesquels nous souhaitons voir les forces militantes politiques, associatives, syndicales et citoyennes, se rassembler autour d'un projet politique commun d'alternative au libéralisme et à lutter contre la casse des droits sociaux organisé par les amis de marini au pouvoir.
Les échos et échanges suite à la distribution de notre tract sont positifs, chacun ayant conscience de l'urgence de voir converger nos forces pour créer une véritable alternative à la politique de sarkozy et rompre avec le social-libéralisme du PS.
Cependant, nous regrettons l'absence des lycéens et étudiants de Compiègne en ces temps de grave remise en cause du service publique de l'Education Nationale.
Enfin, la Gauche Alternative Oise appelle tous les salariés du public et du privé à faire grève et à participer largement aux differentes manifestations qui auront lieu le 22 mai 2008.
pour la Gauche Alternative Oise
Ludovic
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Texte du tract de la Gauche Alternative Oise rédigé par Paul et distribué lors du défilé du 1er mai à Compiègne :
Construire l’alternative politique.
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De bulle spéculative en « création de valeur pour l’actionnaire », de « baisse des charges » (comprendre baisse des salaires différés) en baisse des impôts (pour les riches), de liberté pour le capital en contrôle des migrants, des chômeurs et des salaires, la contre révolution conservatrice organise le « rééquilibrage » de la répartition des richesses entre capital et travail.
Pour cela, le plus grand nombre doit travailler plus pour que quelques-uns uns gagnent plus. Les premiers se doivent aussi de consommer plus... en s’endettant toujours plus. Les seconds eux gaspillent sans limites.
Pour cela aussi, les ressources naturelles renouvelables ou non renouvelables doivent être exploitées sans compter ; la production entièrement dirigée par le marché ; les services publics livrés au marché ; la santé, la formation, l’eau, l’information, les connaissances, les gènes rien ne doit échapper au marché.
Mais derrière le paravent dénommé « néolibéralisme », ce nouveau monde ne s’est mis en place que par l’intervention massive des états les plus puissants et toujours au service des mêmes intérêts.
Ainsi, sous le couvert du FMI et de la Banque Mondiale, les pays pauvres se virent imposer des politiques de tout à l’exportation, d’abandon des systèmes publics de santé, d’éducation, de planning familial et évidement de politique de souveraineté alimentaire.
Ainsi, la commission européenne et les gouvernements d’Europe tentèrent d’imposer en 2005 la « directive Bolkenstein » instaurant le « principe du pays d’origine », compris en fait comme le droit pour les entreprises de faire travailler leurs salariés quel que soit leur lieu de travail selon le droit du pays européen le plus favorable pour elles. Les mêmes refusant opiniâtrement toute harmonisation des droits du travail en Europe. Autre exemple, en 2008, la Cour de Justice Européenne déclara illégale les grèves contre les délocalisations.
La fuite en avant de spéculation en spéculation, toujours plus dérégulées, sur des montants toujours plus gigantesques, à termes toujours plus court et avec des montages toujours plus délirants est littéralement garantie par les états. Mais après d’innombrables sauvetages toujours exceptionnels la crise des « subprimes » est l’occasion de battre tous les records de socialisation des pertes, sans garantis pour autant d'arrêter l’incendie.
Et quand l’accès aux matières premières risquent de devenir à peine suffisant, guerres, et bien sur, toujours spéculation assurent la captation de ces richesses, toujours pour les mêmes. Face à la perspective du plateau de production pétrolière, le G8 exige des investissements massifs pour piller la ressource au plus vite – au mépris du climat – et organise la réorientation de l’agriculture vers la production d’agrocarburants.
Surprise, les pauvres crèvent de faim. Surprise ? Non, sauf qu’ils se révoltent encore. Face à la famine, la FAO, les peuples, même les experts peuvent toujours appeler au droit à la souveraineté alimentaire, à une agriculture paysanne, le parlement français vote dans l'enthousiasme une loi pour les OGM quasi écrite par les semenciers Monsanto et Limagrain.
La crise du système financier menace d'entraîner le monde dans la récession, les dogmes du libéralisme se dévoilent pour ce qu’ils sont : la justification d’une politique de classe. Mais en France, la droite et le MEDEF, ensemble au pouvoir, veulent rattraper le retard, « en finir avec le programme du conseil national de la résistance » pour D. Kessler (éditorialiste à Challenge, ex vice président du MEDEF), « en finir avec mai 68 » pour N. Sarkozy (omniprésident). Et pour ce qui est des défis écologiques, les suites du « grenelle de l’environnement » tournent à la pantalonnade.
Heureusement, les résistances qui ont empêché que la France ne plonge aussi vite et aussi complètement que d’autres pays dans le sinistre paradis ultralibéral semblent encore capables de les gêner.
Mais nous ne pouvons plus nous contenter de freiner la frénésie des « néo-cons », face au défi climatique, dans la crise « la plus grave depuis 1929 », nous voulons une perspective politique pour une société plus juste, solidaire, respectant l'environnement, sociale et démocratique.
Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’un PS incapable de s’opposer au libéralisme, incapable même, ne serais ce qu’au nom de la démocratie, de refuser un traité ultralibéral déjà refuser par le peuple ou même d’assumer les mesures positives qu’il a pu prendre.
Nous ne pouvons pas non plus nous satisfaire du morcellement politique des antilibéraux, de la gauche du NON au référendum, plus radicaux les uns que les autres et à ce titre plus impuissants les uns que les autres.
Pour en sortir, nous appelons toutes les forces de transformation sociale à se rassembler pour, ensemble, construire les états généraux de la Gauche, pour une alternative au libéralisme.