Communiqué de la LCR : La santé n’est pas une marchandise.

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

 

 

Les propositions de la commission Larcher, dans le domaine du regroupement des structures hospitalières, du public et du privé conduisent tout droit à la poursuite de la politique engagée de fermeture des structures hospitalières de proximité, maternité notamment.

Confier des missions de service public à des cliniques privées qui sont détenues par des fonds de pension dont le profit est la raison d’être débouche sur un marché de dupes au détriment des malades.

Le droit à la santé est un des droits fondamentaux au même titre que le droit au logement, à l’éducation, au travail.

C’est un service public qui ne doit pas être soumis au critère de rentabilité.

Ce n’est pas le chemin pris par le rapport Larcher qui prétend conjuguer efficacité, égalité des citoyens face aux besoins de santé et moindre coût financier.

Le droit à la santé pour tous passe par l’abolition des obstacles financiers qui écartent un français sur sept de l’accès aux soins dont ils ont besoin, selon l’enquête de l’IRDES. Les obstacles, on les connaît, ils s’appellent franchises médicales, non-remboursement.

Le droit à la santé c’est des personnels hospitaliers en nombre suffisant pour éviter les millions d’heures supplémentaires impayées ou payées au rabais.

Cela suppose de mettre fin à l’actuel numerus clausus, d’améliorer le salaire et les conditions de travail de tous les personnels : infirmiers, aides-soignants, personnels ouvriers ou de service, médecins. Non à la privatisation de l’hôpital public, recrutement des dizaines de milliers de personnels hospitaliers manquants, augmentation des salaires de 300 euros net.

Le 11 avril 2008.

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