Viande hachée contaminée: une bactérie qui peut causer des diarrhées sévères et des complications beaucoup plus graves

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise


La bactérie E.coli O-157, qui a contaminé de la viande hachée vendue dans certains Carrefour et Monoprix, peut entraîner des diarrhées plus sévères qu'une simple gastro-entérite, ont expliqué mardi les autorités sanitaires.

Ces produits, dont la date limite de consommation était fixée aux 17 et 18 mars, portent l'identification FR 50 147 02.

Carrefour et Monoprix continuaient mardi de procéder au rappel des lots, commercialisés début mars en région parisienne, dans l'ouest et le nord.

Car certains consommateurs ont l'habitude de congeler cette viande fraîche.

Escherichia coli O-157 est un germe connu depuis le début des années 80.

Il peuple l'intestin de l'homme et des animaux à sang chaud (ovins, bovins, animaux sauvages).

Les déjections des animaux porteurs de la bactérie peuvent contaminer les végétaux, mais c'est surtout la gestion des déjections animales par l'industrie de l'élevage intensif qui en est la cause principale.

La bactérie provoque des troubles digestifs assez sérieux : "fortes douleurs intestinales, nausées, vomissements et diarrhées avec du sang". "C'est plus sévère qu'une gastro-entérite classique et je tiens à rappeler qu'on est aussi en fin d'épidémie de gastro-entérite virale", a ajouté le Dr Florence Weber, directrice de l'institut de veille sanitaire (InVS).

"Parmi les personnes qui font une diarrhée sanglante due à cette bactérie, pour environ 90% la résolution est sans gravité", selon Pascale Briand de l'Afssa (agence alimentaire).

Mais des complications sévères peuvent toucher les personnes fragiles: personnes âgées, enfants... Chez ces derniers notamment, la bactérie peut parfois provoquer une grande anémie associée à un blocage des reins, nécessitant transfusions et/ou dialyses.

L'enfant présente alors des signes de grande fatigue, de pâleur, ses urines diminuent en volume et deviennent foncées. 1% décèdent de ce syndrome et plus d'un tiers en gardent des séquelles.

Pour plus d'informations, lire le livre de William Reymond "Toxic".

 

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