Compte-rendu de la réunion de l’exécutif provisoire du 18 mars 2008
RAPPEL
La prochaine coordination nationale des collectifs aura lieu le samedi 29 et le dimanche 30 mars 2008 à Saint Denis (93).
Concernant le secrétariat, nous devons bien entendu poursuivre la réflexion sur la manière dont ses membres seront désigné-es. Il est à noter que l’implication dans les différents groupes de travail est un élément important de la participation à l’exécutif, permet de créer des liens et contribue donc significativement à l’accomplissement des mandats.
Une rencontre avec la LCR a eu lieu le 17 mars, dont vous trouverez le compte-rendu ci-dessous.
Les groupes de travail qui présenteront l’état de leurs travaux sont invités à préparer un compte-rendu succinct. Nos contraintes horaires ne nous permettront pas, en effet, d’ouvrir un débat sur chacun des thèmes (même si certaines questions seront bien sûr traitées le samedi matin, lors du débat politique) mais les discussions pourront se poursuivre dans les collectifs.
La prochaine réunion de l’exécutif provisoire se tiendra le mardi 25 mars. Le local des Alternatifs n’étant pas libre ce soir-là, nous nous donnons rendez-vous tout près, au restaurant Engizek, rue Jean-Pierre Timbaud à 18h30 et jusqu’à 21h.
Présent-es à cette réunion de l’exécutif provisoire :
Emmanuel Chanial, Pierre Cours-Salies, Florence Fusin, Norman Gamboa, Claude Kintzig, Roland Mérieux, Nathalie Ovion, Roger-Pierre Soret.
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Compte-rendu de notre rencontre avec la LCR le lundi 17 mars
Pour la coordination : Pierre Cours-Salies, Norman Gamboa, Laurent Lévy, Fernanda Marrucchelli et Gilles Monsillon.
Pour la LCR : Léonce Aguirre, Christine Poupin, Guillaume Liégard.
Une première rencontre avait eu lieu en novembre à notre demande, dans le cadre du mandat de préparation des Assises pour rencontrer les différentes forces en vue des États généraux. La LCR avait à l’époque indiqué qu’elle préférait attendre, pour donner sa réponse, l’issue de son congrès en janvier, où nous avons été invité-es comme observateur-rices. Nous leur avons rappelé cela par lettre, avant la CNA de janvier, et ils-elles ont souhaité attendre les élections municipales. La LCR a pris l’initiative de cette seconde rencontre, qui a donc eu lieu le lendemain du second tour.
Compte tenu des décisions prises par la LCR à son congrès (mise en place d’un « nouveau parti anti-capitaliste »), la discussion a porté autant sur notre proposition d'États généraux avec toutes les forces de la transformation sociale que sur la décision du congrès de la LCR de réaliser le NPA (« nouveau parti anti-capitaliste »).
Après leur avoir rappelé en quoi consistait notre type de rassemblement de collectifs, et les limites de notre mandat, nous avons répété notre volonté de rassembler dans des États généraux unitaires de la gauche de transformation sociale les différentes forces, réseaux militants, etc. qui souhaiteraient s’y associer. L’organisation d’une force alternative devait prendre en considération la grande diversité des courants, sensibilités, histoires, traditions, cultures, et parcours individuels des militant-es.
Ils-elles ont à nouveau demandé en quoi consisterait plus précisément notre initiative, et nous avons pour ce faire renvoyé aux décisions de la coordination nationale.
Nous leur avons demandé des réponses à deux propositions. D’une part, nous voulions savoir ce qu’ils-elles pensaient de l’initiative de réunions et rassemblements, locaux et départementaux, qui s’esquissent et peuvent être un pas vers les États généraux. Nous leur avons souligné que nous allons être amené à soutenir et développer ce type d’initiative partout où elle peut déboucher sur des éléments de résistance et d’alternative à la droite ; et nous leur avons demandé ce qu’ils-elles comptent faire en faveur de telles initiatives.
Les représentant-es de la LCR ont répondu négativement à notre proposition. Ils-elles ont exposé que leur décision de lancer le « NPA » était irréversible, qu’elle est leur priorité, avec des comités locaux à cette fin, et ne comptent pas en dévier. De ce fait, ils-elles n’entendent pas organiser avec nous les États généraux, ni des initiatives allant dans ce sens, ils ont cependant précisé qu’ils-elles étaient disposés à y participer sur notre invitation.
Sur leur propre initiative, ils-elles ont exposé la difficulté que représentait selon eux-elles le fait de n’avoir pas de partenaires au niveau national. Sont considérés partenaires participant au processus de construction du NPA les courants politiques nationaux qui ont une taille comparable à celle de la LCR. Les collectifs, par la diversité des situations et positionnements, ne correspondent pas à cette définition. Par ailleurs, mais ce n’est pas contradictoire, ils-elles disent que nous avons été leur partenaire le plus important lors de ces municipales.
Deuxième proposition : éclairer le débat au sujet du « parti » ou d’une nouvelle forme d’organisation politique. Nous les avons interrogé-es sur le sens qu’ils-elles donnent à la notion même de « parti anticapitaliste », et les avons invité-es à débattre prochainement de la question du type d’organisation nécessaire. Ils-elles se sont déclaré-es plutôt favorables à ce type de discussion : si nous en prenons l’initiative ils-elles fourniront des contributions et y participeront.
.Ils-elles nous invitent, sous la forme souhaitée par les collectifs, à prévoir de publier des contributions pour la discussion qui sera ouverte dans leur hebdomadaire.