CONFERENCE DE PRESSE DE LA CGT OISE DU 23 JANVIER 2008.

Publié le par CGT Oise

 

L’année 2008 a commencé dans la continuité de 2007, avec ces réformes qui remettent en cause chaque jour, un peu plus, les garanties sociales des salariés.
Dans ce paysage, il est à noter une évolution, loin d’être anodine qui concerne la popularité du Président de la République. Pour la première fois depuis son élection, les mécontents dépassent les satisfaits.

Les salariés qui ont cru aux promesses de Sarkozy, notamment sur la question épineuse du pouvoir d’achat, comprennent aujourd’hui, que c’était un leurre, et que ses objectifs sont de répondre aux attentes des plus aisés ainsi qu’aux exigences du MEDEF. Les retraités ont pu constaté que le candidat Sarkozy du pouvoir d’achat est devenu le Président qui accorde seulement 1, 1% d’augmentation des retraites bien en dessous de l’inflation 2007.

Les mobilisations de fin 2007 sur les régimes spéciaux, ou dans la fonction publique sur les salaires, mais aussi dans le privé sur aussi les salaires et l’emploi d’un côté et de l’autre les annonces du pouvoir qui ne répondent pas à ces attentes exprimées par les salariés.

Sur le pouvoir d’achat, après les heures supplémentaires, dont les salariés ont pu voir les limites du dispositif, une loi est un cours de discussion au Sénat sur le rachat de RTT. Ce que propose Sarkozy, c’est que les salariés se paient leur propre augmentation de salaire.

Puisque je suis sur les RTT, l’annonce de Sarkozy, très ambiguë d’une journée à l’autre, sur la fin des 35h pour 2008 est inacceptable. Il ne faut pas s’y tromper.

Donner aux employeurs, la possibilité de négocier dans chaque entreprise un accord déterminant leur propre durée du travail, c’est à dire à partir du quelle se déclencherait les heures supplémentaires, est bien de nature à remettre en cause la durée légale, identique pour tous.

Face à cette situation, la CGT a décidé de bousculer l’agenda social proposé par Sarkozy, en un agenda social revendicatif.

Dans un premier temps, la CGT veut construire des mobilisations sur la question des salaires et du pouvoir d’achat.

Ce début d’année, dans les entreprises qui respectent la loi, se déroulent les Négociations Annuelles Obligatoires. C’est le moment pour les salariés d’exiger des revalorisations importantes de leur salaire. Les résultats des entreprises fruits du travail des salariés justifient des augmentations conséquentes.

La CGT propose de faire dans la première quinzaine de février, une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation dans l’unité, sur cette question des salaires.

Quand Sarkozy dit qu’il ne peut rien faire pour les augmentations de salaires dans les entreprises privées, c’est faux.

C’est bien le gouvernement qui réévalue le SMIC. Il a donc un rôle à jouer. Tout comme dans les Commissions Nationales de Négociations Collectives (instances tripartites) où il peut participer et pousser pour des augmentations des minima dans les grilles et la revalorisation de celles ci.

Le second rendez vous concerne les retraites. Alors que Fillon et Sarkozy voulaient régler la question des régimes spéciaux en quinze jours au mois de septembre.

Aujourd’hui, les négociations continuent toujours. D’ailleurs, une manifestation nationale à Paris a eu lieu hier.

Sur ce dossier, la CGT reste fermement opposée à tout allongement de la durée de cotisations, et à la baisse du niveau des pensions. Vieille recette mise en oeuvre par les gouvernements successifs et qui a prouvé son inefficacité.

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Allongement de la période d’essai

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CDD à objet défini

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Rupture à l’amiable

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Les seules avancées, si on peut dire, concernent la portabilité, et non la transférabilité, (c’est à dire que le nouvel employeur peut les refuser) en terme de couverture complémentaire et de DIF.

D’ailleurs les seuls qui se satisfont à coeur de cet accord sont le MEDEF et le gouvernement.

La CGT a décidé de ne pas signer cet accord. Elle entend dans les prochaines semaines informer massivement les salariés afin de peser lors des discussions législatives.

J’en terminerai sur les élections prud’homales de décembre 2008.

Avant d’aborder cette question, je voudrai vous faire part de notre indignation concernant l’élection des Présidents et vice-Présidents des Conseils des Prud’hommes de Creil, Compiègne et Beauvais.

Alors qu’un accord avait eu lieu entre les cinq confédérations au niveau départemental le 5 décembre dernier, la CGT, première organisation syndicale sur l’Oise a été écartée des responsabilités par une coalition des autres organisations syndicales. Depuis 2002, nous avions réussi à montrer la capacité des organisations syndicales à gérer ensemble cette institution dans l’intérêt collectif des salariés.

Pourquoi ce revirement aujourd’hui, est ce l’approche du scrutin, ou l’envi de pouvoir qui justifie ce comportement ?

En tout état de cause, cette attitude que nous condamnons fermement va à l’encontre de la démocratie sociale.

J’en reviens aux élections prud’homale du 3 décembre 2008.

Ce scrutin peut paraître loin, mais c’est dès maintenant que les choses commencent.

En effet pour pouvoir voter, les salariés doivent être inscrits. Les inscriptions se vérifient dès maintenant dans les entreprises.

La CGT va lancer une campagne d’information et de sensibilisation en direction des salariés.

Ces élections vont se dérouler dans un contexte particulier de réforme de la carte judiciaire.

La CGT est depuis le début dans la bataille pour une justice de proximité et de qualité.

A ce jour, sur le département, aucun Conseil de Prud’Homme n’est pour l’instant concerné par une fermeture.

Néanmoins, nous sommes très inquiets sur les moyens dont vont disposer les

Conseils du fait de fermetures et de transferts de juridiction sur d’autres villes.

Nous restons très vigilants sur l’évolution des décisions qui pourraient être prises.

Enfin, je voudrai vous rappeler quelques initiatives cette semaine.

D’abord cette après midi. Un rassemblement est organisé par l’UL de Hermes avec le syndicat CGT de SABIC devant les portes de l’entreprise à Villers St Sépulcre à partir de 13h30.

Pour rappel, SABIC a racheté la GEP en septembre et a annoncé le 14 novembre la fermeture du site.

Les élus et le syndicat CGT sont entrés dans les différentes phases de négociations.

Pour ce qui concerne l’Union Départementale, nous avons interpellé le Préfet depuis le 5 décembre pour la tenue d’une table ronde avec le Comité d’Entreprise, les représentants syndicaux, les élus, la DRTEFP la DRIRE.

Le Comité d’entreprise a effectué la même demande le 21 décembre. A ce jour ces demandes sont restées sans réponse.

L’objectif est d’imposer lors des négociations d’examiner des propositions alternatives pour maintenir une activité industrielle sur le site et des emplois. La seconde concerne la pollution du site. Nous voulons qu’une étude soit réalisée par la DRIRE afin de déterminer le niveau et le coût de dépollution du site. Jusqu’à aujourd’hui, la direction refuse d’aborder ce sujet. Nous sommes fermement opposés à ce que ce soit les collectivités territoriales ou l’état, donc les contribuables qui supportent cette charge.

C’est pour exiger du Préfet la tenue de cette table ronde que la manifestation se rendra de Villers st sepulcre à la Préfecture de Beauvais.

Demain, les fonctionnaires seront à nouveau dans l’action pour les salaires et l’emploi, avec une manifestation pour le département de l’Oise. Un rassemblement est organisé à 14h30 Place du jeu de paume à Beauvais.

Procédure plus complexe pour saisir les prud’homme

Pour ces négociations, nous souhaitons qu’elles se passent sous la pression des salariés. C’est pourquoi, la CGT propose de construire une mobilisation d’ici fin février, début mars et dans l’unité la plus large possible.

Pour la CGT, nous avons trois revendications principales.

La première concerne le départ à la retraite à taux plein à 60 ans

La seconde concerne le niveau des pensions.

Et enfin la dernière sur la pénibilité, dont je rappelle que des négociations découlaient de la réforme de 2003 et qui n’ont toujours pas abouti aujourd’hui.

Evidement la question du financement est posée. Trois points supplémentaires du PIB consacrés au financement des retraites permettraient d’obtenir l’équilibre en 2020.

J’en viens maintenant à l’accord sur la modernisation du marché du travail.

Cet accord est un mauvais accord qui précarise encore plus les salariés.

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