à droite : les hommes changent, les méthodes restent !
Pont-Sainte-Maxence
Deux ans d’inéligibilité requis contre Antoine Aubrée
Amandine Meunier - Le Parisien - 15/01/2008
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APRÈS trente-deux heures de garde à vue en avril 2007, le maire de Pont-Sainte-Maxence et son directeur général des services faisaient hier face à une nouvelle épreuve. Antoine Aubrée et Gérald Billon ont comparu devant le tribunal correctionnel de Senlis pour un délit de favoritisme portant sur quatre marchés publics. Le procureur de la République a requis six mois de prison avec sursis contre chacun des deux hommes et deux ans d’interdiction d’exercer pour le fonctionnaire.
Ne manquant pas de noter les prochaines échéances électorales, et rappelant qu’à la demande des prévenus l’audience a été retardée de trois mois, il a demandé également deux ans d’inéligibilité pour le maire. « J’ai trouvé les réquisitions particulièrement dures, confie Antoine Aubrée à la sortie de l’audience. Je reste malgré tout confiant. »
« Il était peut-être un peu optimiste »
Le tribunal, comme l’avaient fait les enquêteurs financiers, a écarté toute motivation d’enrichissement personnel. Mais les faits reprochés sont complexes et il prend le temps d’examiner chaque affaire dans le détail. Entre 2004 et 2006, la société Elyo a ainsi continué de veiller au chauffage de la piscine municipale sans qu’aucun contrat n’ait été passé avec la mairie. L’entreprise réclame 960 000 € d’impayés. Dans trois autres dossiers importants, le balayage mécanique des rues géré par Onyx, le transport urbain délégué à Keolis (ex-Cariane) et, à partir de 2006, l’entretien de la piscine par Stio, les conventions signées n’étaient pas conformes au Code des marchés publics.
Des problèmes qui viendraient, selon le maire et son bras droit, d’avoir voulu trop bien faire. « On a voulu économiser en s’occupant des appels d’offres en interne, explique Antoine Aubrée. J’avais le projet politique. Je demandais au directeur des services de me trouver des solutions. Je lui faisais confiance. Il était peut-être un peu optimiste. » Gérald Billon affirme s’être heurté à des marchés publics déjà incorrects.
Il aurait aussi essuyé la fronde de ses services, réfractaires au changement et à la réévaluation des besoins de la ville. Les deux prévenus évoquent enfin leur souci d’éviter toute confrontation inutile avec des élus hostiles. Quand Antoine Aubrée décrit le climat au sein du conseil municipal, on entend des soupirs dans la salle. Des partisans de son opposant Philippe Hervieu et le responsable socialiste Michel Delmas y ont pris place. Le maire est venu, soutenu par une partie de son équipe candidate aux municipales de mars.
Les avocats des deux prévenus ont plaidé la relaxe.
Le délibéré sera rendu le 28 janvier. En attendant, Antoine Aubrée a un autre rendez-vous judiciaire.
Il comparaîtra jeudi devant le tribunal administratif d’Amiens pour ses démêlés avec son ancien chef de la police municipale, André Montembault.
Ne manquant pas de noter les prochaines échéances électorales, et rappelant qu’à la demande des prévenus l’audience a été retardée de trois mois, il a demandé également deux ans d’inéligibilité pour le maire. « J’ai trouvé les réquisitions particulièrement dures, confie Antoine Aubrée à la sortie de l’audience. Je reste malgré tout confiant. »
« Il était peut-être un peu optimiste »
Le tribunal, comme l’avaient fait les enquêteurs financiers, a écarté toute motivation d’enrichissement personnel. Mais les faits reprochés sont complexes et il prend le temps d’examiner chaque affaire dans le détail. Entre 2004 et 2006, la société Elyo a ainsi continué de veiller au chauffage de la piscine municipale sans qu’aucun contrat n’ait été passé avec la mairie. L’entreprise réclame 960 000 € d’impayés. Dans trois autres dossiers importants, le balayage mécanique des rues géré par Onyx, le transport urbain délégué à Keolis (ex-Cariane) et, à partir de 2006, l’entretien de la piscine par Stio, les conventions signées n’étaient pas conformes au Code des marchés publics.
Des problèmes qui viendraient, selon le maire et son bras droit, d’avoir voulu trop bien faire. « On a voulu économiser en s’occupant des appels d’offres en interne, explique Antoine Aubrée. J’avais le projet politique. Je demandais au directeur des services de me trouver des solutions. Je lui faisais confiance. Il était peut-être un peu optimiste. » Gérald Billon affirme s’être heurté à des marchés publics déjà incorrects.
Il aurait aussi essuyé la fronde de ses services, réfractaires au changement et à la réévaluation des besoins de la ville. Les deux prévenus évoquent enfin leur souci d’éviter toute confrontation inutile avec des élus hostiles. Quand Antoine Aubrée décrit le climat au sein du conseil municipal, on entend des soupirs dans la salle. Des partisans de son opposant Philippe Hervieu et le responsable socialiste Michel Delmas y ont pris place. Le maire est venu, soutenu par une partie de son équipe candidate aux municipales de mars.
Les avocats des deux prévenus ont plaidé la relaxe.
Le délibéré sera rendu le 28 janvier. En attendant, Antoine Aubrée a un autre rendez-vous judiciaire.
Il comparaîtra jeudi devant le tribunal administratif d’Amiens pour ses démêlés avec son ancien chef de la police municipale, André Montembault.
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