N'expulsez pas M. Solé -communiqué Collectif Solidarité Migrants de Compiegne-

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

Ce mardi 8 janvier 2008, Monsieur Sol

Monsieur Sol

é ressortissant de la République Démocratique du Congo, a été interpellé à l’intérieur du Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile du Foyer AFTAM de Compiègne.é est une personne âgée de 65 ans qui a quitté son pays en mars 2006 après avoir subi des exactions dont il garde traces physiquement et psychologiquement.

Ces maltraitances sont dues

Monsieur Sol

Malgr

à sa participation au mouvement religieux et politique « Bundu Dia Kongo » (BDK) dont toutes les organisations internationales de défense des droits de l’homme confirment la gravité des persécutions qu’il subit actuellement.é, faute d’avoir été conseillé durant sa procédure d’asile, a été débouté de sa demande par la Commission des Recours des Réfugiés en mars 2007.é plusieurs certificats médicaux (dont un de novembre 2007) qui attestent de son état de santé précaire et de la nécessité pour lui d’une prise en charge médicale de longue durée, la Préfecture de l’Oise a pris la décision de le faire arrêter pour expulsion vers la République Démocratique du Congo qui est aujourd’hui l’un des pays les plus violents et les plus dangereux du monde.

Rapport Monuc (ONU) de f

« Pendant la p

La guerre en RDC a fait entre 3 et 4 millions de morts, mais Kinshasa (la capitale) serait s

Extraits du rapport de la MONUC (janvier 2008): « Suite

évrier 2007: premier paragraphe:ériode allant de juillet à décembre 2006, lasituation des droits de l'homme en République Démocratique du Congo (RDC) est restée très préoccupante. Malgré la tenue d'élections historiques marquant la fin d'une transition de trois années, le Bureau Intégré des Nations Unies pour les Droits de l'Homme (BNUDH) a enregistré et documenté une augmentation significative du nombre d'incidents à caractère politique pendant le processus électoral. L'Agence Nationale des Renseignements (ANR), la Garde Républicaine (GR), la Police Nationale Congolaise (PNC) et la Division de Protection Présidentielle (DPP) de Jean Pierre Bemba ont commis, dans un climat d'impunité totale, des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des arrestations arbitraires massives, des mauvais traitements et des actes de torture à l'encontre de civils suspectés de certaines affiliations politiques. » ... Cela continue sur 30 pages!ûre et le pays en cours de démocratisation. Certes, il y a eu des élections en mars 2007 mais les « discussions » postélectorales se sont faites au mortier et à la roquette RPG:à la confrontation armée qui a eu lieu à Kinshasa [...] environ 300 personnes ont perdu leur vie durant ces hostilités et la période qui a suivi. Cependant, le chiffre exact, qui pourrait s’avérer bien plus élevé, a été impossible à confirmer, en raison surtout du manque de collaboration de la part des autorités tout au long de l’enquête. » et « au moins 100 corps auraient été jetés par les forces gouvernementales dans le fleuve Congo ou enterrés dans des camps militaires ... »
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