Dans la série "Le salaud de la semaine" : DSK, patron "socialiste" du FMI
Le 16.12.07 : DSK, patron du FMI, dirigeant PS « La France a indiscutablement besoin de travailler plus si elle veut gagner plus » estime le grand manitou du FMI, Dominique Strauss-Kahn himself ! Doté d’un salaire d’un demi million de dollars annuel, notre dirigeant socialiste, s’est augmenté de 7,5 % avant de conclure à la nécessité d’un dégraissage de 300 personnes au sein de sa vénérable institution. Le dernier rapport du FMI déplore en France « un marché du travail trop rigide (…) les coûts élevés des licenciements économiques » et préconise « une réduction du taux d’imposition des entreprises ». En somme, le programme de Sarkozy et du MEDEF est pratiquement contourné par sa droite ! (Source Canard enchaîné).
CHRISTINE LAGARDE Le 9.12.2007 : "Les mesures prises par le gouvernement depuis l’été sur le pouvoir d’achat feront gagner aux salariés un mois de salaire et à la France 0,3 % de croissance en 2008", promet la ministre de l’économie, Christine Lagarde, dans le Journal du Dimanche. "Les mesures que nous avons décidées depuis cet été peuvent représenter un gain en pouvoir d’achat équivalent à un mois de salaire, voire davantage", affirme Mme Lagarde dans l’hebdomadaire. En outre, "l’ensemble des mesures prises par le gouvernement augmentera la croissance de 0,3 % en 2008", ajoute-t-elle. Or, aucune mesure de redistribution des richesses créées n’a été prise sinon celles destinées aux classes aisées voire privilégiées par le vote inique du fameux "paquet fiscal". La formule sarkozyste du "chacun pour soi" s’illustre dans le détricotage des 35h00 et du code du travail. NDLR : Exceptionnellement nous avons gardé le masculin de "salaud". La déclinaison féminine pouvant donner d’autres sens, dégradants, à ce terme.
Semaine du 2.12 : Eric Le Boucher tient une chronique hebdomadaire dans le quotidien devenu de révérence envers le CAC 40. Cette semaine, extrait qui vaut son "pesant de cacahuètes" :
"Mais, économiquement, il était temps de clarifier le diagnostic des maux de la France pour apporter un remède de long terme (...) Or le diagnostic est connu : il n’y a pas de problème de pouvoir d’achat en France. Si le président continue de le croire et de le dire, ce qui l’a élu le perdra sûrement. Car il ne pourra jamais "livrer", comme disent ses amis américains, c’est-à-dire tenir cette mauvaise promesse, celle de donner le beurre et l’argent du beurre. Il n’y pas de problème de pouvoir d’achat, car en fait il y a trop de pouvoir d’achat ! La France accuse un déficit croissant de ses comptes extérieurs : 0,3 % de son PIB. C’est la preuve qu’elle consomme plus qu’elle ne produit et, en clair, qu’elle vit au-dessus de ses moyens, comme le souligne Jacques Attali (Le Point du 22 novembre). Elle s’endette pour consommer."