Une tentative d’arrestation à Méru... visant notre Amie Julienne !

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

 

Cela fait la seconde fois. Chaque fois, notre Amie est parvenue à s’échapper mais cela ne peut durer. Aussi avons-nous immédiatement envoyé le courrier ci-dessous au préfet de l’Oise. Soyons, pour Julienne et ses enfants, vigilants et mobilisés !
"Collectif Solidarité Migrants Oise - RESF 60

à Monsieur Le Préfet de l’Oise

Objet : situation de Mme Julienne K. et ses filles

Beauvais, le 08/ 11/ 2007

Monsieur Le Préfet,
J’apprends avec consternation que, pour la seconde fois en quelques semaines, les forces de l’ordre ont tenté de procéder à l’arrestation de notre Amie citée en objet.
Déboutée du droit d’asile, Julienne K. est arrivée en France le 1er mars 2005 fuyant le Congo (RDC). Ses deux jumelles, nées le 6 juillet 2002, sont scolarisées à l’Ecole maternelle Gambetta de Méru.
Cette famille demeure jusqu’ici au foyer AFTAM de Méru. Un retour au Congo, pays ravagé par la guerre et toujours en situation de conflit, la mettrait en grand danger et, de toute façon, ne lui permettrait en aucune façon de reconstruire une vie familiale stable, elle y serait en effet isolée et sans aucun moyen.
Notre émotion, toute comme celle de la communauté scolaire et de nombreux citoyens méruviens, est vive. Quand notre pays connaît tant d’urgences, comment justifier ce choix d’utiliser les moyens publics pour tenter d’arrêter cette famille parfaitement paisible et appréciée ?
Dans la ville de Méru qui plus est, ville dont le Maire, ainsi que vous le savez, multiplie les provocations. Quels gages souhaite-t-on ainsi apporter à cet élu, à sa politique et ses propos publics ?
Nous serons nombreux à ne pas accepter l’acharnement frappant cette famille et ces deux jeunes enfants. Aussi nous vous demandons le plus solennellement, Monsieur Le Préfet, de faire cesser immédiatement les recherches visant la famille K. et d’envisager tout au contraire l’abrogation de l’OQTF émise à son encontre et les moyens de sa régularisation.
Vous remerciant de l’intérêt porté à ce courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur Le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus vigilants et déterminés."

Plus que jamais, l’heure est à la solidarité !

vendredi 9 novembre 2007.

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