José Bové s'attend à une année 2008 sans OGM
ENVIRONNEMENT
09/11/2007
Selon José Bové, la France déposera la clause de sauvegarde "dans les 15 jours", ce qui permettra de suspendre l'autorisation de culture du seul maïs OGM actuellement autorisé en France.
"Très certainement, l'année 2008 sera une année sans OGM", a déclaré vendredi le militant anti-OGM José Bové après une rencontre avec la secrétaire d'Etat à l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, qui lui a confirmé le dépôt dans les 15 jours d'une clause de sauvegarde interdisant la culture de maïs transgénique.
Selon José Bové, la France déposera la clause de sauvegarde "dans les 15 jours", ce qui permettra de suspendre l'autorisation de culture du seul maïs OGM actuellement autorisé en France.
La loi encadrant les futures cultures d'OGM devrait être présentée au Conseil d'Etat "avant la fin décembre, puis au Parlement pour une première lecture en janvier", a précisé José Bové.
Après le moratoire sur les OGM, José Bové dénonce le "paradoxe" de sa situation
José Bové, à trois jours de sa convocation devant la juge d'application des peines au tribunal de Millau pour avoir arraché des plants de maïs transgénique, a dénoncé, vendredi, "le paradoxe" de sa situation alors qu'un moratoire sur les OGM a été décidé par le Grenelle de l'environnement.
"C'est une situation singulière: j'ai rencontré ce matin la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, pour parler d'OGM et de clauses de sauvegarde et je risque de la prison lundi à Millau pour avoir fauché des plants de maïs transgénique", a expliqué vendredi le leader altermondialiste à l'AFP.
José Bové est convoqué par la juge de Millau après sa condamnation à quatre mois de prison en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse pour un arrachage de plants de maïs transgénique en Haute-Garonne, une peine confirmée en février par la Cour de cassation.
"Cette convocation par les services de Rachida Dati est contradictoire avec l'évolution des esprits et de la législation", a estimé Me François Roux, l'un des avocats de M. Bové.
A l'issue du Grenelle de l'environnement, Nicolas Sarkozy, a annoncé notamment, "dans le respect du principe de précaution", la suspension de la culture commerciale des OGM en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée d'ici la fin de l'année.
José Bové prêt à purger sa peine de prison ferme
José Bové se prépare à dormir en prison lundi. Malgré la convocation du juge d'application des peines le 12 novembre au sujet de sa peine de quatre mois de prison ferme, il n'a pas l'intention d'accepter d'aménagement.
"Lundi, le juge risque de me dire 'vous devez aller en prison'", a déclaré José Bové vendredi sur France-2.
"Les aménagements de peine ont été mis en place pour permettre aux gens de se réinsérer dans la société. Je n'ai pas l'impression que ce soit mon problème aujourd'hui", a-t-il expliqué.
"Moi j'ai mené une action politique et écologique, j'ai gagné sur ce combat puisqu'un moratoire est en train d'être mis en place", a rappelé l'ancien leader de la Confédération paysanne. Il a souligné le "paradoxe" que constitue sa situation observant que le maïs qu'il a fauché, qui l'"envoie en prison", fait l'objet d'une demande d'interdiction à la culture de la part du commissaire européen à l'environnement.
"Je n'accepte pas d'aménagement de peine qui me priverait de continuer à mettre en place ce moratoire et à mener mes activités". Ce vendredi, l'activiste doit rencontrer le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo pour discuter des modalités de la mise en place d'un moratoire sur les OGM, conformément à la décision prise par le président de la République.
"Si on obtient gain de cause, si on arrive à empêcher la culture des OGM en plein champ (...), il n'y a aucune raison que ces actions (de fauchage, NDLR) continuent", a déclaré le militant altermondialiste. "On n'a jamais fauché pour le plaisir de faucher, c'est parce qu'il n'y avait pas d'autre moyen", a-t-il dit.
09/11/2007
Selon José Bové, la France déposera la clause de sauvegarde "dans les 15 jours", ce qui permettra de suspendre l'autorisation de culture du seul maïs OGM actuellement autorisé en France.
"Très certainement, l'année 2008 sera une année sans OGM", a déclaré vendredi le militant anti-OGM José Bové après une rencontre avec la secrétaire d'Etat à l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, qui lui a confirmé le dépôt dans les 15 jours d'une clause de sauvegarde interdisant la culture de maïs transgénique.
Selon José Bové, la France déposera la clause de sauvegarde "dans les 15 jours", ce qui permettra de suspendre l'autorisation de culture du seul maïs OGM actuellement autorisé en France.
La loi encadrant les futures cultures d'OGM devrait être présentée au Conseil d'Etat "avant la fin décembre, puis au Parlement pour une première lecture en janvier", a précisé José Bové.
Après le moratoire sur les OGM, José Bové dénonce le "paradoxe" de sa situation
José Bové, à trois jours de sa convocation devant la juge d'application des peines au tribunal de Millau pour avoir arraché des plants de maïs transgénique, a dénoncé, vendredi, "le paradoxe" de sa situation alors qu'un moratoire sur les OGM a été décidé par le Grenelle de l'environnement.
"C'est une situation singulière: j'ai rencontré ce matin la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, pour parler d'OGM et de clauses de sauvegarde et je risque de la prison lundi à Millau pour avoir fauché des plants de maïs transgénique", a expliqué vendredi le leader altermondialiste à l'AFP.
José Bové est convoqué par la juge de Millau après sa condamnation à quatre mois de prison en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse pour un arrachage de plants de maïs transgénique en Haute-Garonne, une peine confirmée en février par la Cour de cassation.
"Cette convocation par les services de Rachida Dati est contradictoire avec l'évolution des esprits et de la législation", a estimé Me François Roux, l'un des avocats de M. Bové.
A l'issue du Grenelle de l'environnement, Nicolas Sarkozy, a annoncé notamment, "dans le respect du principe de précaution", la suspension de la culture commerciale des OGM en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée d'ici la fin de l'année.
José Bové prêt à purger sa peine de prison ferme
José Bové se prépare à dormir en prison lundi. Malgré la convocation du juge d'application des peines le 12 novembre au sujet de sa peine de quatre mois de prison ferme, il n'a pas l'intention d'accepter d'aménagement.
"Lundi, le juge risque de me dire 'vous devez aller en prison'", a déclaré José Bové vendredi sur France-2.
"Les aménagements de peine ont été mis en place pour permettre aux gens de se réinsérer dans la société. Je n'ai pas l'impression que ce soit mon problème aujourd'hui", a-t-il expliqué.
"Moi j'ai mené une action politique et écologique, j'ai gagné sur ce combat puisqu'un moratoire est en train d'être mis en place", a rappelé l'ancien leader de la Confédération paysanne. Il a souligné le "paradoxe" que constitue sa situation observant que le maïs qu'il a fauché, qui l'"envoie en prison", fait l'objet d'une demande d'interdiction à la culture de la part du commissaire européen à l'environnement.
"Je n'accepte pas d'aménagement de peine qui me priverait de continuer à mettre en place ce moratoire et à mener mes activités". Ce vendredi, l'activiste doit rencontrer le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo pour discuter des modalités de la mise en place d'un moratoire sur les OGM, conformément à la décision prise par le président de la République.
"Si on obtient gain de cause, si on arrive à empêcher la culture des OGM en plein champ (...), il n'y a aucune raison que ces actions (de fauchage, NDLR) continuent", a déclaré le militant altermondialiste. "On n'a jamais fauché pour le plaisir de faucher, c'est parce qu'il n'y avait pas d'autre moyen", a-t-il dit.
Publicité