collectif solidarite migrants oise
Des dizaines de familles jetées à la rue ?
Chers Amis, Chers Camarades,
Des dizaines de familles jetées à la rue ?
Cet après-midi même, vendredi 26 octobre 2007, le Préfet de l'Oise a
convoqué les responsables des structures d'hébergement (Aftam, etc...) pour
leur ordonner de jeter à la rue l'ensemble des familles Sans-Papiers,
déboutées du droit d'asile, en attente de régularisation...
Ces mêmes responsables devront rendre compte en début de semaine et si ces
familles sont toujours hébergées, appel sera fait aux forces de l'ordre pour
des expulsions par la force.
Il va de soi que ces familles privées de toute ressource et de droit au
travail n'ont aucune autre possibilité d'hébergement.
La date pour effectuer ce coup de force a bien sûr été sciemment choisie:
- juste au début de vacances scolaires: il s'agit de couper ces élèves et
leurs familles de la solidarité des écoles;
- quelques jours avant que n'intervienne la "pause " interdisant les
expulsions le temps d'un hiver.
Nous sommes véritablement dans le sordide!
Verra-t-on dans les jours qui viennent de nombreuses familles, dont de
jeunes enfants, errer dans le froid de nos rues, privées de l'un des droits
les plus fondamentaux: celui d'avoir un toit ?
Laissera-t-on notre société perdre toute humanité et ce pouvoir rompre avec
toutes les valeurs de fraternité et de solidarité qui fondent notre
République ?
Doit-on rappeler que la France est signataire de la Convention
Internationale des Droits de l'Enfant qui stipule que "… Dans toutes les
décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des
institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des
autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de
l'enfant doit être une considération primordiale…" (Article 3)
Bref, la décision de ce Préfet, et très certainement celle du ministre de
l'immigration et de l'identité nationale qui orchestre cet emballement vers
la barbarie, n'a aucune légitimité.
Nous sommes d'ailleurs persuadés que les forces de l'ordre elles-mêmes
répugneront à jouer ce rôle d'expulseurs d'hommes, de femmes et d'enfants...
parce que de telles mesures ne peuvent que troubler l'ordre public et qu'il
y aurait pour notre société tant d'autres tâches utiles à accomplir.
C'est pourquoi Solidarité Migrants Oise et l'ensemble du Réseau Education
Sans Frontières (RESF) ne laissera pas faire: nous mettrons tout en oeuvre
pour empêcher cette nouvelle ignominie. Nous proposerons dès que possible
des initiatives déterminées.
C'est pourquoi aussi nous appelons toutes les femmes et les hommes de bonne
volonté, ayant tout simplement un peu de coeur, ainsi que tous les élus et
les organisations, à se mobiliser pour que notre pays demeure attaché aux
droits les plus élémentaires des personnes, fussent-elles étrangères.
Il est des heures graves où agir est indispensable et désobéir un devoir.
La solidarité de tous est indispensable!
Fraternellement.
Chers Amis, Chers Camarades,
Des dizaines de familles jetées à la rue ?
Cet après-midi même, vendredi 26 octobre 2007, le Préfet de l'Oise a
convoqué les responsables des structures d'hébergement (Aftam, etc...) pour
leur ordonner de jeter à la rue l'ensemble des familles Sans-Papiers,
déboutées du droit d'asile, en attente de régularisation...
Ces mêmes responsables devront rendre compte en début de semaine et si ces
familles sont toujours hébergées, appel sera fait aux forces de l'ordre pour
des expulsions par la force.
Il va de soi que ces familles privées de toute ressource et de droit au
travail n'ont aucune autre possibilité d'hébergement.
La date pour effectuer ce coup de force a bien sûr été sciemment choisie:
- juste au début de vacances scolaires: il s'agit de couper ces élèves et
leurs familles de la solidarité des écoles;
- quelques jours avant que n'intervienne la "pause " interdisant les
expulsions le temps d'un hiver.
Nous sommes véritablement dans le sordide!
Verra-t-on dans les jours qui viennent de nombreuses familles, dont de
jeunes enfants, errer dans le froid de nos rues, privées de l'un des droits
les plus fondamentaux: celui d'avoir un toit ?
Laissera-t-on notre société perdre toute humanité et ce pouvoir rompre avec
toutes les valeurs de fraternité et de solidarité qui fondent notre
République ?
Doit-on rappeler que la France est signataire de la Convention
Internationale des Droits de l'Enfant qui stipule que "… Dans toutes les
décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des
institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des
autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de
l'enfant doit être une considération primordiale…" (Article 3)
Bref, la décision de ce Préfet, et très certainement celle du ministre de
l'immigration et de l'identité nationale qui orchestre cet emballement vers
la barbarie, n'a aucune légitimité.
Nous sommes d'ailleurs persuadés que les forces de l'ordre elles-mêmes
répugneront à jouer ce rôle d'expulseurs d'hommes, de femmes et d'enfants...
parce que de telles mesures ne peuvent que troubler l'ordre public et qu'il
y aurait pour notre société tant d'autres tâches utiles à accomplir.
C'est pourquoi Solidarité Migrants Oise et l'ensemble du Réseau Education
Sans Frontières (RESF) ne laissera pas faire: nous mettrons tout en oeuvre
pour empêcher cette nouvelle ignominie. Nous proposerons dès que possible
des initiatives déterminées.
C'est pourquoi aussi nous appelons toutes les femmes et les hommes de bonne
volonté, ayant tout simplement un peu de coeur, ainsi que tous les élus et
les organisations, à se mobiliser pour que notre pays demeure attaché aux
droits les plus élémentaires des personnes, fussent-elles étrangères.
Il est des heures graves où agir est indispensable et désobéir un devoir.
La solidarité de tous est indispensable!
Fraternellement.
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