CGT C.H.I.Clermont : COMMUNIQUE DE PRESSE

Publié le par la gauche alternative dans l'Oise

 

 

Nous sommes ici aujourd’hui, suite à l’accident de travail du 26 juillet 2007 et pour dénoncer la dégradation des conditions de travail au CHI et leurs conséquences.

Nationalement la CGT par communiqué de presse en date du 30/08/07 dénonçait les drames qui secouent la société et la psychiatrie rythment les effets d’annonce des différents gouvernements…. Le plan psychiatrie et santé mentale n’a pas répondu aux attentes du secteur…..le ministère de l’époque avait engagé le gouvernement sur un moratoire sur la fermeture des lits de psychiatrie… et pourtant les lits ont continué à fermer…

Localement, l’évolution des prises en charges n’a pas été suivie d’effets par nos gouvernants.

·        Evolution des prises en charges

·        Féminisation de la profession

·        Suppression de la spécificité psychiatrique

·        Baisse des effectifs

Les prises en charges sont de plus en plus lourdes du fait des populations accueillies (conduites addictives…) et nécessitent une présence soignante en nombre et en qualité. Or, depuis la réforme du diplôme (1992), les nouveaux infirmiers ont un manque de qualification en psychiatrie. De plus, nous avons une féminisation importante de la profession qui n’est pas sans poser des problèmes face à l’agressivité.

Les restrictions de personnels dues aux diminutions budgétaires accroissent la charge du travail. Nous estimons que la situation va empirer, en effet, dans un courrier en date du 18 juillet 2007, l’ARH invite l’Administration à initier une réflexion sur un retour à l’équilibre au vu du déficit prévisionnel de 5.555.973 €, conséquence de la forte revalorisation des charges de personnel.

Un élément qui joue aussi sur l’accroissement de l’activité dans les services est : la montée en charge de la population carcérale ( de 2001 à 2003 le CHI recevait :15 détenus par an ; en 2004 :33 ; en 2005 :55 ; en 2006 :92 ; au 31 /05/07 :54 )sans affectation de moyens supplémentaires. De plus, l’Etablissement développe des activités à moyens constants (Centre Henri THEILLOU, projet MAS).

Le travail de secteur qui nécessite des effectifs importants n’est pas valorisé dans son intégralité. 

 

Les conséquences de tous ces disfonctionnements sont :

·        Obligation de mobilité importante des agents

·        Dégradation de la vie sociale et retentissement sur la vie privée

·        Accroissement des risques professionnels

·        Suppression de repos

·        Fonctionnement en effectif minimum constant, d’où une usure professionnelle

Le CHI souffre aussi d’un manque de médecins psychiatres qui a pour conséquence, une difficulté à effectuer des prises en charges régulières de tous les patients, ce qui les expose professionnellement.

Le CGT réclame la mise en place d’une politique emploi formation plus ambitieuse.

Cette difficulté pour l’Etablissement de financer les formations est due à la baisse de la masse salariale qui influe sur le pourcentage de l’enveloppe formation.

 

Fitz-James, le 6 septembre 2007.

 

 

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