Sans papiers : Une nouvelle arrestation à Beauvais !
Arrestation d’Ali sur son lieu de travail et mise en rétention à Mesnil Amelot.
Ali, travailleur sans papiers a été arrêté sur son lieu de travail dans des circonstances mal éclaircies à Allonne près de Beauvais mercredi 15 août. Il a été emmené ce jeudi 16 août au centre de rétention de Mesnil Amelot pour être expulsé vers la Turquie. C’est son amie, Séverine qui a alerté le collectif beauvaisien de cette nouvelle arrestation des policiers de la P.A.F. installée à l’aéroport de Beauvais Tillé.
Les policiers avaient-ils pour mission de repérer toute activité dans la zone forcément suspecte en ce jour férié ? L’entreprise était-elle dans le collimateur de l’inspection du travail ? Ali a t il été dénoncé ? (En juin dernier, la soeur d’Ali avait été arrêtée à la sortie de l’école Albert Camus de Beauvais pour être expulsée le lendemain vers la Turquie.)
Ce qui est certain, c’est que, obligé de travailler pour subsister, il a été arrêté sur son lieu de travail et emmené en garde à vue par les policiers de la P.A.F.
On lui reproche d’être en France de façon irrégulière et d’avoir présenté de faux papiers pour être embauché. Bien entendu, l’usage de faux-papiers relève d’une infraction qui peut faire l’objet d’une décision de justice. Mais un étranger en situation irrégulière peut-il vivre et faire vivre une famille sans disposer d’aucun papier ? Et l’infraction justifie-t-elle, avant même tout jugement, un renvoi dans le pays d’origine qui brise la vie d’un individu et déséquilibre celle de ses proches ? On feint d’oublier que la loi ne connaît le délit de "travail clandestin" que pour les employeurs, et non pour les employés, considérés par le Code du travail comme des victimes !
J’ai pu croiser Ali, menotté, lorsque les policiers sont venus l’accompagner pour chercher des documents à son domicile (en fait son passeport pour pouvoir l’expulser plus vite). Il était menotté et escorté de 4 policiers en civil. J’ai entendu ses derniers mots : "Vive la liberté !".
Son amie, Séverine m’a dit qu’il craignait pour son retour en Turquie.
On peut lui témoigner son amitié en lui téléphonant au centre de rétention du Mesnil Amelot :
Tel fixe : 01 49 47 02 41 (demander Ali de Beauvais) Francis
Ali, travailleur sans papiers a été arrêté sur son lieu de travail dans des circonstances mal éclaircies à Allonne près de Beauvais mercredi 15 août. Il a été emmené ce jeudi 16 août au centre de rétention de Mesnil Amelot pour être expulsé vers la Turquie. C’est son amie, Séverine qui a alerté le collectif beauvaisien de cette nouvelle arrestation des policiers de la P.A.F. installée à l’aéroport de Beauvais Tillé.
Les policiers avaient-ils pour mission de repérer toute activité dans la zone forcément suspecte en ce jour férié ? L’entreprise était-elle dans le collimateur de l’inspection du travail ? Ali a t il été dénoncé ? (En juin dernier, la soeur d’Ali avait été arrêtée à la sortie de l’école Albert Camus de Beauvais pour être expulsée le lendemain vers la Turquie.)
Ce qui est certain, c’est que, obligé de travailler pour subsister, il a été arrêté sur son lieu de travail et emmené en garde à vue par les policiers de la P.A.F.
On lui reproche d’être en France de façon irrégulière et d’avoir présenté de faux papiers pour être embauché. Bien entendu, l’usage de faux-papiers relève d’une infraction qui peut faire l’objet d’une décision de justice. Mais un étranger en situation irrégulière peut-il vivre et faire vivre une famille sans disposer d’aucun papier ? Et l’infraction justifie-t-elle, avant même tout jugement, un renvoi dans le pays d’origine qui brise la vie d’un individu et déséquilibre celle de ses proches ? On feint d’oublier que la loi ne connaît le délit de "travail clandestin" que pour les employeurs, et non pour les employés, considérés par le Code du travail comme des victimes !
J’ai pu croiser Ali, menotté, lorsque les policiers sont venus l’accompagner pour chercher des documents à son domicile (en fait son passeport pour pouvoir l’expulser plus vite). Il était menotté et escorté de 4 policiers en civil. J’ai entendu ses derniers mots : "Vive la liberté !".
Son amie, Séverine m’a dit qu’il craignait pour son retour en Turquie.
On peut lui témoigner son amitié en lui téléphonant au centre de rétention du Mesnil Amelot :
Tel fixe : 01 49 47 02 41 (demander Ali de Beauvais) Francis
vendredi 17 août 2007
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