CGT Unilever France Le Meux

Publié le par Cgt Unilever Le Meux

Unilever, comme vous le savez vient d’annoncer un minimum de 200 suppressions de postes, 115 déjà identifiés depuis longtemps.

 

Ce nouveau plan de licenciement n’impactera pas la Force de vente et le service clients pour l’instant. Cette nouvelle démonstration de casse sociale, ce n’est que le début d’une nouvelle phase qui touchera aussi l’usine de Le Meux. Les annonces faites au niveau Européen et monde, officielles ou non encore officielles, inaugurent ce que nous vous avions annoncé il y a quelques mois, c’est-à-dire une nouvelle baisse de la production. Il va être temps de regarder la réalité en face, concernant l’avenir de notre site et surtout de nos emplois. Bien sûr notre direction cadre-ouvrier de campagne démentira… mais à la Cgt on ne s’inquiète pas de leurs avenirs. Voilà pourquoi l’action Unilever monte depuis quelque mois.

 

ROTTERDAM (Pays-Bas) – 3 mai 2007

Le groupe agroalimentaire anglo-néerlandais Unilever a publié jeudi un bénéfice de 1,074 milliard d’euros pour le premier trimestre, en hausse de 1% par rapport à la même période de 2006. le chiffre d’affaires d’Unilever est resté quasi stable, à 9,528 millions d’euros (contre 9,535 millions un an plus tôt), ajoute le groupe dans un communiqué. A 1,302 milliard d’euros, le résultat d’exploitation recule de 8% par rapport aux trois premiers mois de l’année précédente. Le bénéfice net trimestriel par action est de 0,35 euro, en hausse de 2%. Les résultats d’Unilever sont dans le haut des prévisions des analystes sondés par l’agence économique Thomson Financial News. Les résultats du groupe ont souffert des effets de change. Ainsi, en ce qui concerne le chiffre d’affaires, la hausse de l’euro a quasiment annulé les gains de la hausse des ventes (+5,7% à périmètre et taux de changes constants), indique le groupe. A périmètre et taux de changes comparables, le chiffres d’affaires en hausse de 11,8%. La division « soins corporels » a vu son chiffre d’affaires augmenter de 8,4%. « Ces résultats se fondent sur les progrès que nous avons réalisés en 2006 et sont la preuve de la profondeur de notre programme de réorganisation », a déclaré le PDG d’Unilever, Patrick Cesceau.

« Pour l’avenir, nous tenons compte d’un renchérissement des produits agricoles de base qui devrait gêner notre progression », a-t-il poursuivi. La hausse des prix du thé, du maïs et du soja pourraient particulièrement gêner le groupe. « L’entreprise a profondément été modifiée à grande échelle, et ceci se voit à présent dans nos résultats. Nous restons cependant attentifs aux possibilités de transformer notre portfolio rapidement par des acquisitions et des désinvestissements, et aux possibilités d’améliorer rapidement nos marges », a conclu le PDG.


Avec les atteintes contre l’emploi en France, le groupe Unilever est en train de faire payer aux salariés la pression sur le pouvoir d’achat qui restreint la consommation. Tout en poursuivant sa stratégie de tirer le maximum de profits par l’exploitation des salariés (pression sur le pouvoir d’achat, licenciements, précarité et flexibilité…), qu’ils soient des usines et des sièges, profits qui ont servi, outre à engraisser les actionnaires, mais également à investir dans les pays tiers, à faible coût de main d’œuvre. Il y déplace ainsi son marché vers les couches aisées de ces pays. Le groupe est en train de vider de sa substance (en terme de salariés, de compétences et de savoir-faire) le potentiel industriel du pays et des services qui l’accompagnent (sièges sociaux, recherche et développement). Nous ne pouvons laisser faire sans agir contre ces attaques de casse sociale.

Publicité

Publié dans info

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article