Des militants anti-OGM arrachent des pieds de maïs dans l'Hérault
Une vingtaine de gendarmes présents sur les lieux ont laissé l'opération se dérouler sans intervenir. Au total 200 membres du Collectif des faucheurs volontaires rejoints par ceux de la Confédération paysanne et d'associations locales ont participé à la manifestation.
"Tant qu'il n'y aura pas de moratoire sur les cultures OGM nous poursuivrons ce genre d'action", a déclaré José Bové, soulignant que des voisins de la France comme l'Allemagne avaient eux adopté un moratoire. En mai, Berlin avait suspendu l'autorisation de la commercialisation de semences de maïs génétiquement modifié MON 810 du géant américain de l'agrochimie Monsanto.
"Bien sûr c'est une action illégale mais nous assumons nos actes", a poursuivi M. Bové, rappelant qu'il avait été condamné en 2004 à Toulouse à quatre mois de prison ferme pour avoir arraché un pied de maïs. A Murviel-lès-Béziers, les faucheurs avaient pour consigne de n'arracher qu'un seul pied du champ de quatre hectares, "certainement un champ de semences de Monsanto", a dit M. Bové.
Pour les organisateurs, "il s'agit d'une action symbolique de désobéissance civique comme il s'en fait dans plusieurs région de France ce week-end". Sur un des tracts qu'ils distribuaient, ils expliquent que leur "but est d'attirer l'attention des Héraultais sur la présence de maïs OGM chez eux, d'attirer l'attention des politiques sur le danger de contamination et leurs responsabilités".
Les faucheurs se sont ensuite rendus en convoi à la sous-préfecture de Béziers afin d'y déposer les pieds de maïs arrachés. Ils devaient pique-niquer à Béziers sous les platanes de la place centrale.