Des opposants décontaminent les derniers champs d’essai de pommes de terre transgéniques au Royaume Uni
Pendant la nuit de vendredi, 6 juin, un groupe d’activistes a convergé sur le dernier champ d’essai OGM en Grande Bretagne, aux alentours de Cambridge. Ils ont escaladé les barrières de sécurité et ont détruit la culture de pommes de terre transgéniques.
Les plantes de pommes de terre étaient déjà en train de fleurir, propageant ainsi la contagion génétique dans la campagne environnante.
Un essai similaire projeté à Hull avait été abandonné récemment suite à une forte campagne et des protestations massives de la part des paysans de la région. Avec l’élimination de la culture près de Cambridge, la Grande Bretagne se retrouve de nouveau libre d’OGM.
L’inquiétude et les protestations publiques n’avaient pas réussi à faire vaciller le NIAB, l’Institut National pour l’Agriculture et la Botanique (National Institute for Agriculture and Botany), qui conduit l’essai d’une durée de cinq ans par ordre de BASF, une société multinationale de l’industrie chimique. Beaucoup de gens sont de l’avis que si les multinationales refusent d’écouter l’opinion publique, il est nécessaire de passer à l’action directe.
L’action de vendredi fait suite à une série de protestations, dont la plus récente était celle de dimanche, 1er juillet, quand des opposants avaient envahi le champ de pommes de terre. A cette occasion, ils s’étaient vus confrontés par un grand nombre de policiers et deux participants avaient été arrêtés.
Cette fois-ci, par contre, pas d’obstacles similaires ont surgi et les activistes ont donc pu décontaminer les champs avec succès.
Si on avait permis à cet essai de suivre son cours en plein, ceci aurait pu engendrer toute une nouvelle génération de cultures d’essai OGM dans le pays. Les actions de vendredi nuit montrent que la préoccupation publique sur les aliments transgéniques et la volonté de passer à l’action afin de garder la Grande Bretagne libre d’OGM restent très fortes.